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Pastef lance une pétition pour la "dissolution" de l’Apr



Pastef lance une pétition pour la "dissolution" de l’Apr
Le parti Pastef a lancé ce mercredi 15 juin, une pétition pour la dissolution de l'Alliance pour la République (APR). Le parti de Ousmane Sonko considère qu'en ayant recours à des nervis lors des récentes manifestations, l'Apr (parti au pouvoir), a violé les « termes de la loi n ° 81-17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques modifiée par la loi n°89-36 du 12 octobre 1989 » qui stipule que « les activités et actions des partis politiques s’inscrivent dans la légalité et ne peuvent s’exercer par des actions violentes sur les citoyens ».


« Lors des manifestations des mois de mars 2021 et juin 2023, des témoignages concordants, corroborés par des enquêtes indépendantes de médias locaux et internationaux, basées sur des vidéos explicites, le Parti Alliance pour la République a utilisé une milice armée d’armes de guerre pour intervenir dans le maintien de l’ordre aux côtés des forces de sécurité. Des documents d’organisations de défense des droits de l’homme ont montré que ces groupes armés avaient pour camp de base le siège de l’Apr sis à Ouakam où étaient stationnés plusieurs dizaines de pickups servant à leur déploiement sur le terrain. Dans certains véhicules, on pouvait noter le logo du ministère de l’éducation nationale. Il a été également établi, suivant le reportage du journal Le Monde du 12 Juin 2023 que les nervis étaient recrutés et rémunérés par des responsables de l’APR est également à noter que ces hommes avaient à leur disposition des armes de guerre et des armes blanches (machettes, gourdins, couteaux) dont ils se sont servis contre les manifestants », détaille Pastef.

Dans une déclaration, le parti de Ousmane Sonko affirme que les « interventions coordonnées, violentes et sanglantes ont occasionné des dommages corporels, des mutilations, des tortures et des décès par balles de manifestants ».

Les Patriotes n'ont pas manqué de rappeler l'intervention de Seydou Gueye, porte-parole de l'Apr qui reconnaissait sur la chaîne TV5, « que ces milices et nervis étaient des « Volontaires » qui se sont déployés spontanément pour défendre l’Apr et les institutions de la République ».

Par ailleurs, les partisans de Ousmane Sonko soulignent que « ces nervis ont été recrutés, employés, armés, dotés de moyens logistiques et payés par l’APR pour semer la mort et la terreur sur les manifestants ».

« Il n’est plus contestable, que ces nervis déployés par l’Apr se sont immiscés dans les fonctions régaliennes du maintien de l’ordre et ont usurpé les compétences des forces de sécurité en violation totale des lois et règlements », ont-ils estimé.

Selon eux, ces « nervis ont violé selon eux l'article 7 de la Constitution s'agissant du droit à la vie et à la sécurité ».

Pour les Patriotes « l’Apr a violé de façon  manifeste et volontaire ses obligations légales définies par la «  loi n ° 81-17 du 6 mai 1981 relative aux partis politiques modifiée par la loi n°89-36 du 12 octobre 1989 ». Sur ce, ils  appellent à la « dissolution immédiate sans préavis » de l'Apr.

Moussa Ndongo

Jeudi 15 Juin 2023 - 19:41


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