Au moment où le Sénégal s’engage résolument dans la transformation de son secteur parapublic, la décision du directeur général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise (RTS) de supprimer le contrôle de gestion, l’audit interne et la cellule de passation des marchés interpelle. Elle interroge non seulement sur la vision managériale de l’entreprise, mais surtout sur la #cohérence de cette démarche avec les ambitions nationales de #transparence, de #performance et de #redevabilité.
Ces trois entités ne sont pas de simples #accessoires administratifs. Elles constituent les garde-fous essentiels contre les #dérives budgétaires, les conflits d’intérêts et les pratiques opaques. Leur suppression brutale ressemble à une #régression institutionnelle. Elle #affaiblit les mécanismes de contrôle interne et expose l’entreprise à des risques majeurs.
Au-delà de son caractère inquiétant, cette décision est juridiquement #contestable. En effet, la loi n°2022-08 relative aux sociétés nationales encadre strictement les prérogatives du directeur général. Celui-ci ne dispose pas du pouvoir de #supprimer des organes statutaires inscrits dans l’architecture de gouvernance de l’entreprise. Toute modification de cette nature relève du conseil d’administration, voire d’une réforme réglementaire ou législative. En agissant ainsi, le directeur général #outrepasse ses compétences et expose la RTS à une insécurité juridique.
Cette décision et en contradiction avec les réformes de l’État. Le Sénégal cherche à moderniser son secteur parapublic. L’objectif est clair : renforcer la #gouvernance, améliorer la #performance et garantir la #transparence. Comment expliquer alors qu’une entreprise publique emblématique comme la RTS prenne une décision qui va à contre-courant de cette dynamique nationale
Il ne s’agit pas ici de contester la légitimité du directeur général à initier des réformes. Mais toute réforme doit s’inscrire dans une logique de #renforcement, pas de #démantèlement. Elle doit être guidée par l’intérêt général, pas par des considérations conjoncturelles.
La RTS est un bien public. Elle appartient au peuple sénégalais. À ce titre, elle doit être gérée avec rigueur, transparence et responsabilité. Supprimer les organes de contrôle, c’est éteindre les #lumières dans une maison que l’on prétend vouloir rénover"
Ces trois entités ne sont pas de simples #accessoires administratifs. Elles constituent les garde-fous essentiels contre les #dérives budgétaires, les conflits d’intérêts et les pratiques opaques. Leur suppression brutale ressemble à une #régression institutionnelle. Elle #affaiblit les mécanismes de contrôle interne et expose l’entreprise à des risques majeurs.
Au-delà de son caractère inquiétant, cette décision est juridiquement #contestable. En effet, la loi n°2022-08 relative aux sociétés nationales encadre strictement les prérogatives du directeur général. Celui-ci ne dispose pas du pouvoir de #supprimer des organes statutaires inscrits dans l’architecture de gouvernance de l’entreprise. Toute modification de cette nature relève du conseil d’administration, voire d’une réforme réglementaire ou législative. En agissant ainsi, le directeur général #outrepasse ses compétences et expose la RTS à une insécurité juridique.
Cette décision et en contradiction avec les réformes de l’État. Le Sénégal cherche à moderniser son secteur parapublic. L’objectif est clair : renforcer la #gouvernance, améliorer la #performance et garantir la #transparence. Comment expliquer alors qu’une entreprise publique emblématique comme la RTS prenne une décision qui va à contre-courant de cette dynamique nationale
Il ne s’agit pas ici de contester la légitimité du directeur général à initier des réformes. Mais toute réforme doit s’inscrire dans une logique de #renforcement, pas de #démantèlement. Elle doit être guidée par l’intérêt général, pas par des considérations conjoncturelles.
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