Les violences de Gbotobadia vont-t-elles faire capoter les négociations ? En tout cas, elles minent un peu plus un dialogue déjà mal en point. Depuis près d'un mois, la Minusca tente d'obtenir une cessation des hostilités entre UPC et anti-balaka. Une rencontre entre représentants des deux camps avait même pu être organisée dans les bureaux de la force onusienne.
Mais selon l'UPC, les anti-balaka n'auraient ensuite pas honoré plusieurs rendez-vous et notamment celui de la signature officielle d'un cessez-le-feu, il y a une semaine. « On ne peut pas dire réellement que ça ferme la porte du dialogue entre nous, mais c’est un acte très condamnable. Mais cela ne peut pas nous empêcher d’œuvrer pour la paix, affirme le capitaine Nadjad, porte-parole de l'UPC. On devait signer un accord, mais malheureusement c’est eux qui l’ont saboté. Ils ne sont pas prêts, ils ne veulent pas que cet accord-là ait lieu. » L'officier ajoute que les anti-balaka utilisent toujours des prétextes comme l'absence d'un chef ou d'une autorisation hiérarchique pour éviter de conclure une véritable trêve.
Gbotobadia prouverait parfaitement leur mauvaise foi selon lui. Côté anti-balaka on dément être à l'origine des violences de samedi. Leur représentant à Bambari, Yvon Zangafio, condamne d’ailleurs cette attaque : « Ce sont des bandits incontrôlés, des criminels, mais ce ne sont pas les anti-balaka. Nous sommes en train d’œuvrer pour que la paix revienne en collaboration avec les ex-Seleka. » Yvon Zangafio va même plus loin, affirmant que les anti-balaka ne désirent que la paix, et que si un accord est de nouveau proposé, il sera signé.
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