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RCA : la Seleka menace de reprendre les armes si Bangui n'accède pas à ses revendications

Les rebelles de la Seleka ont fixé le 17 mars un ultimatum de 72 heures au gouvernement pour accéder à leurs exigences, faute de quoi, ils menacent de reprendre les armes. Les discussions n'ont pas abouti entre la délégation gouvernementale et les rebelles. Six ministres avaient fait le déplacement à Sibut au nord de Bangui. Mais un seul est retourné à la capitale. Les autres, qui sont issus de la Seleka, ont été retenus par leurs compagnons en signe de protestation contre le pouvoir.



Le président centrafricain François Bozizé, à Bangui, le 8 janvier 2013.
Le président centrafricain François Bozizé, à Bangui, le 8 janvier 2013.
Trois jours, c’est le délai adressé par les membres de la Seleka personnellement au président Bozizé. Les rebelles qui se trouvent seulement à une centaine de kilomètres de Bangui, affirment n’avoir besoin que de quelques heures pour atteindre la capitale.
Ils insistent maintenant pour que les prisonniers politiques soient libérés, que leurs grades soient validés par un décret signé du président Bozizé et l’intégration immédiate de quelque 2000 de leurs combattants dans l’armée nationale.
Les rebelles insistent également sur le fait que les troupes sud-africaines présentes sur le territoire soient rapatriées. Michel Djotodja, ministre de la Défense et chef de cette rébellion partage la position de ses éléments : « C’est l’état-major qui l’a décidé ainsi. Nous ne sommes pas là à faire souffrir le peuple centrafricain et nous n’allons pas nous mettre à faire de procès. C'est-à-dire, dire que Seleka a fait ceci, Seleka a fait cela, le gouvernement a fait ceci, il a fait cela. Nous n’allons pas diaboliser la situation, mais je demande tout simplement qu’on se comprenne et que de part et d’autres, on respecte les termes des accords signés à Libreville ».

Source : Rfi.fr

Dépéche

Lundi 18 Mars 2013 - 11:51


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