Dès l'avion posé à l'aéroport de Bunia, la vigilance sanitaire commence. Désinfection des mains, prise de température. Des grands panneaux ont été installés pour partager des messages de prévention, le tout sous l'œil du gouverneur militaire, le général Johnny Luboya : « C'est une guerre dans la guerre parce que d'abord nous avons les groupes armés et maintenant nous avons cette deuxième guerre qui est l'épidémie Ebola. »
Pour gérer ce nouveau front, le général explique : « Nous avons d'abord un des centres de santé. Nous avons aussi les partenaires qui sont venus nous aider. Et aussi, il faut surtout les communautés, parler avec les communautés, les sensibiliser pour qu'ils comprennent de quoi il s'agit. »
Nous sommes un dimanche, les rues sont donc peu animées, des magasins sont tout de même ouverts, des motos-taxis circulent, mais les masques et l'odeur de chlore font leur apparition quand on s'approche des structures de santé. « Ici, nous sommes des sages-femmes. Nous travaillons au CME [Centre médical évangélique], décrit une soignante. Pour le moment, nous sommes là pour désinfecter notre hôpital parce que ça fait une semaine qu'on a arrêté le travail à cause d'Ebola. »
C'est ici, au Centre médical évangélique de Nyakunde, qu'un médecin américain a été contaminé au début de l'épidémie. La structure a donc été entièrement vidée. Maintenant, les équipes s'apprêtent à reprendre le travail malgré parfois la méfiance des habitants : « Les gens ont peur parce qu'on a eu des cas d'Ebola et il y a eu de nombreux décès. » Dans la structure, les infirmières et les médecins du centre encore malades sont pris en charge. Du personnel médical en première ligne sur la riposte contre Ebola.
Un centre ouvert depuis moins d'une semaine
Sur place, la commissaire européenne Hadja Lahbib a visité le centre de traitement d’Ebola installé près du CME de Nyakunde. « Vous allez être dans un centre avec des patients qui sont à l'intérieur, signale avant d'entrer la docteur Marie Rosaline Belizaire, directrice régionale pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Donc on doit respecter leur intimité. On doit aussi respecter des zones que vous ne devez pas toucher. »
Le centre de traitement de Nyakunde est opérationnel depuis moins d’une semaine. Sur deux étages, il a une capacité de 50 lits, comme l’explique Mikael Di Marco, le logisticien du centre. « À l’étage supérieur, il y a les cas suspects, en bas ce sont les cas confirmés. Nous avons actuellement 27 ou 28 patients, mais ces chiffres évoluent chaque jour ». Pour confirmer un cas, le centre met actuellement entre deux et trois jours, « mais on essaye d’accélérer les choses, notamment en décentralisant les laboratoires ».
Depuis son ouverture, ajoute docteur Belizaire, les équipes se relaient 24 h/24 : « Ici, on a au moins 30 personnes qui travaillent, parce qu'il faut au moins 3 vacations par jour. Mais ça, c'est juste le personnel médical. Il y a ensuite d'autres personnels travaillant dans la buanderie, etc. » L’infrastructure n’est pas encore totalement terminée. 18 nouveaux lits doivent encore être ajouté, ainsi qu’une crèche pour accueillir les enfants des malades durant leur traitement.
« Montrer sa solidarité »
Lors de son déplacement, la commissaire européenne, Hadja Lahbib, a annoncé une aide de 5 millions d’euros supplémentaire, en plus de 15 millions déjà décaissés pour l’aide humanitaire, pour soutenir le déploiement de centres de diagnostics dans les zones touchées. L’Union européenne a aussi mis en place un pont aérien qui a livré ces derniers jours près de 100 tonnes de matériel à Bunia. L’objectif est de « rattraper l’épidémie ». Hadja Lahbib est revenue sur le sens de ce déplacement à Bunia : « Plutôt que de parler d'isolement, de fermeture et de repli sur soi. Aller sur place, montrer sa solidarité, non seulement par le matériel qu'on envoie, par l'argent qu'on débloque d'urgence, mais aussi par une présence. Ça a un impact. Tout d'abord, ça crée de la confiance. On n'a pas peur car on se base sur les données scientifiques qui montrent que cette maladie, ce virus est transmissible à certaines conditions. Si on respecte les gestes barrières, on peut se prémunir. »
Pour gérer ce nouveau front, le général explique : « Nous avons d'abord un des centres de santé. Nous avons aussi les partenaires qui sont venus nous aider. Et aussi, il faut surtout les communautés, parler avec les communautés, les sensibiliser pour qu'ils comprennent de quoi il s'agit. »
Nous sommes un dimanche, les rues sont donc peu animées, des magasins sont tout de même ouverts, des motos-taxis circulent, mais les masques et l'odeur de chlore font leur apparition quand on s'approche des structures de santé. « Ici, nous sommes des sages-femmes. Nous travaillons au CME [Centre médical évangélique], décrit une soignante. Pour le moment, nous sommes là pour désinfecter notre hôpital parce que ça fait une semaine qu'on a arrêté le travail à cause d'Ebola. »
C'est ici, au Centre médical évangélique de Nyakunde, qu'un médecin américain a été contaminé au début de l'épidémie. La structure a donc été entièrement vidée. Maintenant, les équipes s'apprêtent à reprendre le travail malgré parfois la méfiance des habitants : « Les gens ont peur parce qu'on a eu des cas d'Ebola et il y a eu de nombreux décès. » Dans la structure, les infirmières et les médecins du centre encore malades sont pris en charge. Du personnel médical en première ligne sur la riposte contre Ebola.
Un centre ouvert depuis moins d'une semaine
Sur place, la commissaire européenne Hadja Lahbib a visité le centre de traitement d’Ebola installé près du CME de Nyakunde. « Vous allez être dans un centre avec des patients qui sont à l'intérieur, signale avant d'entrer la docteur Marie Rosaline Belizaire, directrice régionale pour l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). Donc on doit respecter leur intimité. On doit aussi respecter des zones que vous ne devez pas toucher. »
Le centre de traitement de Nyakunde est opérationnel depuis moins d’une semaine. Sur deux étages, il a une capacité de 50 lits, comme l’explique Mikael Di Marco, le logisticien du centre. « À l’étage supérieur, il y a les cas suspects, en bas ce sont les cas confirmés. Nous avons actuellement 27 ou 28 patients, mais ces chiffres évoluent chaque jour ». Pour confirmer un cas, le centre met actuellement entre deux et trois jours, « mais on essaye d’accélérer les choses, notamment en décentralisant les laboratoires ».
Depuis son ouverture, ajoute docteur Belizaire, les équipes se relaient 24 h/24 : « Ici, on a au moins 30 personnes qui travaillent, parce qu'il faut au moins 3 vacations par jour. Mais ça, c'est juste le personnel médical. Il y a ensuite d'autres personnels travaillant dans la buanderie, etc. » L’infrastructure n’est pas encore totalement terminée. 18 nouveaux lits doivent encore être ajouté, ainsi qu’une crèche pour accueillir les enfants des malades durant leur traitement.
« Montrer sa solidarité »
Lors de son déplacement, la commissaire européenne, Hadja Lahbib, a annoncé une aide de 5 millions d’euros supplémentaire, en plus de 15 millions déjà décaissés pour l’aide humanitaire, pour soutenir le déploiement de centres de diagnostics dans les zones touchées. L’Union européenne a aussi mis en place un pont aérien qui a livré ces derniers jours près de 100 tonnes de matériel à Bunia. L’objectif est de « rattraper l’épidémie ». Hadja Lahbib est revenue sur le sens de ce déplacement à Bunia : « Plutôt que de parler d'isolement, de fermeture et de repli sur soi. Aller sur place, montrer sa solidarité, non seulement par le matériel qu'on envoie, par l'argent qu'on débloque d'urgence, mais aussi par une présence. Ça a un impact. Tout d'abord, ça crée de la confiance. On n'a pas peur car on se base sur les données scientifiques qui montrent que cette maladie, ce virus est transmissible à certaines conditions. Si on respecte les gestes barrières, on peut se prémunir. »
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