A priori, il n’y pas de lien entre les deux épisodes. Il s’agirait, cette fois, d’une série d’assassinats menés par des bandits, comme Beni en a, hélas, l’habitude.
Un chauffeur du quartier de Butsili et une famille de quatre personnes au quartier Tamende ont tous été tués, chez eux, dans la nuit. De quoi contribuer à faire encore monter la tension d’un cran.
A Beni, la population n'en peut plus d'enterrer ses morts en silence et surtout sans comprendre. Et c'est pour dire tout haut cette colère que les habitants du quartier Tamende ont voulu marcher samedi, cadavres sur les bras jusqu’aux locaux de la mairie. La police est intervenue pour les en empêcher. Des pneus ont été brûlés. Vers midi, un calme précaire semblait revenu, mais la plupart les boutiques de Beni n’ont pas ouvert.
Une manifestation spontanée qui dit bien l'usure de ces populations confrontées presque quotidiennement et depuis des années à des assassinats, pillages et autres enlèvements.
Ce sont pratiquement des assassinats et dans une famille on a tué quatre personnes, dont deux femmes, un étudiant et un enfant de deux ans. Dans le même périmètre, il y a également un chauffeur qui a été tué. Ca c’était la nuit dernière. Cela a fait que la population se révolte. Parce qu’ils voulaient amener les corps jusqu’à la mairie et ils ont été dispersés. Jusque tard dans l’après-midi, il y avait des crépitements de balles, dans la commune Mulekera et dans le quartier de (...). Cela a paralysé plusieurs activités commerciales, même scolaires, pratiquement toute la journée. La population s’est révoltée en voyant comment on peut tuer la population là où il y a des forces de sécurité même des patrouilles mixtes de sécurité, c’est-à-dire le contingent de la Monusco...
Gilbert Kambale, président de la société civile de Beni sur la marche de la colère a paralysé la ville une partie de la journée
Un chauffeur du quartier de Butsili et une famille de quatre personnes au quartier Tamende ont tous été tués, chez eux, dans la nuit. De quoi contribuer à faire encore monter la tension d’un cran.
A Beni, la population n'en peut plus d'enterrer ses morts en silence et surtout sans comprendre. Et c'est pour dire tout haut cette colère que les habitants du quartier Tamende ont voulu marcher samedi, cadavres sur les bras jusqu’aux locaux de la mairie. La police est intervenue pour les en empêcher. Des pneus ont été brûlés. Vers midi, un calme précaire semblait revenu, mais la plupart les boutiques de Beni n’ont pas ouvert.
Une manifestation spontanée qui dit bien l'usure de ces populations confrontées presque quotidiennement et depuis des années à des assassinats, pillages et autres enlèvements.
Ce sont pratiquement des assassinats et dans une famille on a tué quatre personnes, dont deux femmes, un étudiant et un enfant de deux ans. Dans le même périmètre, il y a également un chauffeur qui a été tué. Ca c’était la nuit dernière. Cela a fait que la population se révolte. Parce qu’ils voulaient amener les corps jusqu’à la mairie et ils ont été dispersés. Jusque tard dans l’après-midi, il y avait des crépitements de balles, dans la commune Mulekera et dans le quartier de (...). Cela a paralysé plusieurs activités commerciales, même scolaires, pratiquement toute la journée. La population s’est révoltée en voyant comment on peut tuer la population là où il y a des forces de sécurité même des patrouilles mixtes de sécurité, c’est-à-dire le contingent de la Monusco...
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