A partir de 10h, heure locale,dimanche matin, des représentants de la Monusco, des autorités locales et des FLDR étaient réunis pour procéder au désarmement. Au total, 150 combattants se sont rendus hier lors de deux cérémonies à Buleusa au Nord Kivu et à Burhinyi au Sud. Soixante-sept armes ont également été déposés.
Globalement, selon une source onusienne, le compte n'y est pas. Ce n'est que du « menu fretin », dit cette personne. Il n'y a pas de commandants ou de gradés, et le nombre d'armes et de personnes n'a rien de significatif. L'ultimatum du 2 janvier reste donc de mise, ajoute cette source. La communauté internationale et notamment la CIRGL, l'organisation régionale des Grands Lacs, a laissé aux quelque 1 400 FDLR jusqu'au 2 janvier pour désarmer sous peine d'y être contraints par des opérations armées.
Le correspondant de RFI sur place rapporte que les rebelles hutus rwandais restent très vigilants. D'abord sur le vocabulaire. Cette cérémonie n’est pas une reddition mais plutôt un désarmement volontaire, selon le chef de la rébellion rwandaise. Le général Victor Byiringiro a demandé à la communauté internationale de peser en faveur d’un dialogue politique inclusif au Rwanda. Ce qui, selon lui, devrait permettre le retour pacifique des FDLR dans leur pays.
Le numéro un des rebelles rwandais a demandé pour ce faire à la même communauté internationale de ne pas privilégier la date du 2 janvier 2015 comme date limite du désarmement volontaire.
Les autorités congolaises affichent, pour leur part, la fermeté. Il n’y aura pas de nouvelle date butoir, estime-t-on dans les rangs du pouvoir à Kinshasa où l’on semble décidé à mettre fin rapidement à la présence de ce groupe armé étranger sur le territoire congolais. Hier, les 150 combattants ainsi que 231 de leurs proches ont été embarqués dans les véhicules de la Monusco vers les centres de Kanyabayonga ert de Walungu en vue de leur cantonnement provisoire.
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