Un amas de terre, du bois brûlé et ça et là quelques bouts de ferraille. C'est ce qu'il reste de la maison de Désiré Bambu : « J'ai tout perdu. Il ne me reste plus rien ».
Le jour de l'attaque, Désiré a réussi à fuir devant les assaillants. Il n'est rentré qu'il y a deux jours. « Ils sont arrivés d'en haut avec leurs lances et leurs armes à feu en criant. Ils disaient : aujourd'hui, c'est votre tour. Vous allez voir ce nous allons vous faire c'est votre tour ».
Deux soldats congolais gardent l'entrée du village. C'est la rumeur de leur présence qui a poussé certains à rentrer, uniquement des hommes pour le moment. Parmi eux Ezechiel Lovi : « Nous les hommes, nous revenons pour cultiver nos champs, pour avoir quelque chose à manger avant de faire revenir nos familles. Mais j'ai quand même peur. Je pense que le conflit n'est pas terminé. J'ai me dit qu'ils peuvent à tout moment venir me surprendre dans mon champ ».
Bras croisés, l'air inquiet, un jeune homme écoute et regarde au loin. Lui ne possédait même pas de champs : « On n'a même pas compris ce qui s'est vraiment passé. Si les responsables sont amenés devant la justice, d'accord. Mais sinon, je ne vois pas comment faire venir ma famille ».
Ici, tous réfutent l'idée d'un conflit intercommunautaire et demandent pour retrouver confiance à comprendre les raisons de cette flambée de violence.
Le jour de l'attaque, Désiré a réussi à fuir devant les assaillants. Il n'est rentré qu'il y a deux jours. « Ils sont arrivés d'en haut avec leurs lances et leurs armes à feu en criant. Ils disaient : aujourd'hui, c'est votre tour. Vous allez voir ce nous allons vous faire c'est votre tour ».
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