Selon le dernier rapport de la Banque mondiale d'avril 2026, intitulé « État des lieux de l'économie africaine », les perspectives de croissance du Sénégal ont été revues à la baisse. Bien que le pays affiche une dynamique positive avec une croissance du PIB réel projetée à 6,1 % pour 2025, l'institution note que ces prévisions sont inférieures aux attentes initiales. L'économie sénégalaise doit composer avec un essoufflement global de la reprise en Afrique subsaharienne, marqué par des « faiblesses structurelles persistantes » et le poids croissant du service de la dette.
Le rapport met en exergue une situation budgétaire complexe, soulignant que le Sénégal a connu l'une des plus fortes hausses du ratio dette/PIB de la région en 2024. Cette dégradation est largement attribuée à la « matérialisation de passifs jusqu'alors non déclarés », incluant des emprunts liés à des infrastructures par des entités publiques. Malgré ces défis, la Banque mondiale prévoit une amélioration du solde primaire, avec un déficit budgétaire qui devrait se résorber progressivement pour atteindre 3,2 % du PIB en 2026.
Pour stabiliser son cadre macroéconomique, l'État du Sénégal mise sur une réduction de l'endettement public, qui devrait passer de 83,1 % en 2024 à moins de 80 % d'ici 2026. Parallèlement, l'inflation devrait se stabiliser autour de 3,4 % à cet horizon. L'institution souligne que le défi majeur reste structurel : pour garantir une « transformation structurelle durable », le pays devra renforcer ses gains de productivité et optimiser ses politiques industrielles face aux contraintes budgétaires actuelles.
Le rapport met en exergue une situation budgétaire complexe, soulignant que le Sénégal a connu l'une des plus fortes hausses du ratio dette/PIB de la région en 2024. Cette dégradation est largement attribuée à la « matérialisation de passifs jusqu'alors non déclarés », incluant des emprunts liés à des infrastructures par des entités publiques. Malgré ces défis, la Banque mondiale prévoit une amélioration du solde primaire, avec un déficit budgétaire qui devrait se résorber progressivement pour atteindre 3,2 % du PIB en 2026.
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