En République démocratique du Congo (RDC), les proches de Thérèse Kapangala tuée lors des manifestations du 21 janvier dernier à Kinshasa, la capitale, déposent une deuxième plainte, pour assassinat cette fois. La première, contre X, est restée lettre morte.
Leur avocat, Me Jean-Marie Kabengele, dit avoir réuni des « preuves » de la « responsabilité pénale » du chef de la police de Kinshasa, le général Kasongo. « Il n'était pas sur place mais il sait quel bataillon étaient déployés, et ces derniers agissaient sous son commandement », argumente l'avocat.
Dans le courrier adressé aux autorités judiciaires, la famille détaille les circonstances du décès, évoque « une voix semblable à celle d'une femme » qui aurait ordonné « Tirez » à un policier qui serait « monté » sur un véhicule pour avoir accès à l'intérieur de la paroisse fermée et où se trouvait la victime quand une balle l'a atteint en plein coeur.
« Crime contre l'humanité »
« Un assassinat aux apparences de crime contre l'humanité » peut-on lire dans la plainte, parce que perpétré dans une église, « un lieu protégé par les conventions de Genève ».
Le 15 février, la famille a pourtant été reçue par le ministère des Droits humains dans le cadre de la commission d'enquête ouverte sur la répression des marches des laïcs. « Mais nous n'avons aucune confiance en une commission qui agit sous contrôle de l'Etat », explique l'avocat.
« Porter plainte, c'est leur droit », répond la ministre Marie-Ange Mushobekwa, qui promet en tout cas de remettre ses conclusions à son homologue de la Justice d'ici une semaine.
Le général Kasongo n'a pas souhaité réagir. A la veille de la marche, il avait assuré avoir donné ordre à ses hommes de ne faire aucune victime le 21 janvier et de respecter les droits de l'homme. Le porte-parole de la police nationale, lui, n'était pas joignable pour un commentaire.
Leur avocat, Me Jean-Marie Kabengele, dit avoir réuni des « preuves » de la « responsabilité pénale » du chef de la police de Kinshasa, le général Kasongo. « Il n'était pas sur place mais il sait quel bataillon étaient déployés, et ces derniers agissaient sous son commandement », argumente l'avocat.
Dans le courrier adressé aux autorités judiciaires, la famille détaille les circonstances du décès, évoque « une voix semblable à celle d'une femme » qui aurait ordonné « Tirez » à un policier qui serait « monté » sur un véhicule pour avoir accès à l'intérieur de la paroisse fermée et où se trouvait la victime quand une balle l'a atteint en plein coeur.
« Crime contre l'humanité »
« Un assassinat aux apparences de crime contre l'humanité » peut-on lire dans la plainte, parce que perpétré dans une église, « un lieu protégé par les conventions de Genève ».
Le 15 février, la famille a pourtant été reçue par le ministère des Droits humains dans le cadre de la commission d'enquête ouverte sur la répression des marches des laïcs. « Mais nous n'avons aucune confiance en une commission qui agit sous contrôle de l'Etat », explique l'avocat.
« Porter plainte, c'est leur droit », répond la ministre Marie-Ange Mushobekwa, qui promet en tout cas de remettre ses conclusions à son homologue de la Justice d'ici une semaine.
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