L’histoire politique récente de notre pays a souvent été rythmée par une même dualité : d’un côté, des opposants appelant à la résistance, et de l’autre, des présidents invoquant le maintien de l’ordre. Ce face-à-face, récurrent, a façonné une mémoire collective marquée par des tensions et des drames.
En 2021 et 2024, ce schéma s’est répété avec une intensité particulière. Les uns ont mobilisé des « forces spéciales », parfois armées, tandis que le pouvoir a été accusé d’utiliser des « nervis ». Le résultat fut tragique : des affrontements ayant conduit à des pertes en vies humaines.
Aujourd’hui, à la faveur de l’alternance, les anciens opposants devenus gouvernants réclament justice. Mais cette exigence soulève une interrogation centrale : qui doit être jugé ? Les donneurs d’ordres, qui appellent à la violence, ou les exécutants, souvent instrumentalisés, pris sur le fait et exposés aux premières lignes ?
Prenons l’exemple de Badara Gadiaga, chroniqueur populaire actuellement détenu sans procès. Imaginons qu’au moment de son interpellation, il ait appelé à la résistance et que des manifestations en aient découlé, entraînant des morts. Devrait-on alors imputer ces décès au gouvernement, garant de l’ordre public, ou à celui qui incite au désordre ?
En tant qu’homme politique et citoyen engagé, je considère que l’État reste dans son droit lorsqu’il assure le maintien de l’ordre. Mais je rappelle avec force qu’aucun responsable ne devrait se permettre d’inciter à la destruction, au pillage ou au chaos.
La vraie justice doit protéger avant tout les victimes : non pas celles et ceux arrêtés en plein acte de vandalisme, parfois récompensés par la suite, mais bien ceux qui ont vu leurs biens détruits, leurs activités ruinées et leur dignité bafouée.
Comme le disait si justement Voltaire :
« Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. »
Cette citation illustre parfaitement la situation que nous vivons. L’avenir de notre démocratie dépendra de notre capacité collective à bâtir une justice équitable, à rendre les leaders politiques responsables de leurs actes et à protéger les citoyens ordinaires, véritables fondations de notre Nation.
Hamidou Thiaw
Président du Parti En Marche Pour la Renaissance (MPR)
En 2021 et 2024, ce schéma s’est répété avec une intensité particulière. Les uns ont mobilisé des « forces spéciales », parfois armées, tandis que le pouvoir a été accusé d’utiliser des « nervis ». Le résultat fut tragique : des affrontements ayant conduit à des pertes en vies humaines.
Aujourd’hui, à la faveur de l’alternance, les anciens opposants devenus gouvernants réclament justice. Mais cette exigence soulève une interrogation centrale : qui doit être jugé ? Les donneurs d’ordres, qui appellent à la violence, ou les exécutants, souvent instrumentalisés, pris sur le fait et exposés aux premières lignes ?
Prenons l’exemple de Badara Gadiaga, chroniqueur populaire actuellement détenu sans procès. Imaginons qu’au moment de son interpellation, il ait appelé à la résistance et que des manifestations en aient découlé, entraînant des morts. Devrait-on alors imputer ces décès au gouvernement, garant de l’ordre public, ou à celui qui incite au désordre ?
En tant qu’homme politique et citoyen engagé, je considère que l’État reste dans son droit lorsqu’il assure le maintien de l’ordre. Mais je rappelle avec force qu’aucun responsable ne devrait se permettre d’inciter à la destruction, au pillage ou au chaos.
La vraie justice doit protéger avant tout les victimes : non pas celles et ceux arrêtés en plein acte de vandalisme, parfois récompensés par la suite, mais bien ceux qui ont vu leurs biens détruits, leurs activités ruinées et leur dignité bafouée.
Comme le disait si justement Voltaire :
« Ceux qui peuvent vous faire croire à des absurdités peuvent vous faire commettre des atrocités. »
Cette citation illustre parfaitement la situation que nous vivons. L’avenir de notre démocratie dépendra de notre capacité collective à bâtir une justice équitable, à rendre les leaders politiques responsables de leurs actes et à protéger les citoyens ordinaires, véritables fondations de notre Nation.
Hamidou Thiaw
Président du Parti En Marche Pour la Renaissance (MPR)
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