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Résolution du conflit casamançais : Tanor ambitionne l’implication des pays voisins

S’il est président de la République à l’issue du scrutin du 26 février prochain, le secrétaire général du Parti socialiste (Ps), Ousmane Tanor Dieng, a promis de « veiller » à l’implication de la Gambie et de la Guinée-Bissau, deux pays voisins du Sénégal, dans le règlement du conflit casamançais.



Résolution du conflit casamançais : Tanor ambitionne l’implication des pays voisins
« Je veillerai à l’implication des pays frères que sont la Gambie et la Guinée Bissau naguère pays garants qui, de par leur position géographique voisine et leur composition démographique similaire, doivent jouer un rôle de partenaire de premier plan dans la résolution de la crise », a dit M. Dieng, peu après avoir été investi candidat à l’élection présidentielle du 26 février par la coalition « Bennoo ak Tanor ».

Pour le premier responsable du socialisme sénégalais, « en évoquant le rôle de la Gambie et de la Guinée Bissau dans la résolution de la crise casamançaise, je veux également souligner la force des liens d’amitié et de fraternité qui unissent notre pays aux pays voisins, au-delà à tous les pays africains. Non seulement il faut renforcer ces liens mais il faut accélérer le mouvement dans le sens d’une intégration qui sert la finalité du développement de notre continent ».

Selon Ousmane Tanor, « le conflit a pris une tournure dangereuse avec la capture de militaires et gendarmes qui sont presque pris en otage ». Pour lui, cette « situation insupportable ne peut continuer ».

« Région vivante et chaleureuse », la Casamance est « malheureusement devenue une terre meurtrie » par un conflit « qui n’a que trop duré », a-t-il déploré.

Et si rien n’est fait, selon Ousmane Tanor, « la perspective de paix s’y éloigne » pendant que « le conflit prend une dimension inquiétante qu’illustrent les violences de ces derniers jours et les pertes en vies humaines dans les rangs de notre vaillante armée nationale ».

« Il est de notre responsabilité d’y mettre un terme. Je m’y engage. Je ferai tout pour venir à bout du conflit d’abord en aidant à la réunification du MFDC (Mouvement des forces démocratiques de la Casamance) et ensuite en engageant avec ses responsables des négociations pour trouver une solution définitive », a-t-il garanti.

Le conflit casamançais a commencé depuis 1982, avec la rébellion du Mouvement des forces démocratiques de la Casamance (MFDC) qui revendique l’indépendance.

Récemment, un net regain de violence a été enregistré sur le terrain avec les attaques de cantonnements militaires et d’une brigade de gendarmerie qui se sont soldées par des pertes en vies humaines et des prises d’otages chez les militaires. Comprise entre l’enclave de la Gambie au Nord et la Guinée Bissau au Sud, la Casamance est formée des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor.


Jeudi 5 Janvier 2012 - 01:15


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