(Revue de presse du vendredi 28 juillet 2017) Avis du Conseil constitutionnel, un précédent très dangereux (Pr de Droit)



(Revue de presse du vendredi 28 juillet 2017) Avis du Conseil constitutionnel, un précédent très dangereux (Pr de Droit)
L’avis du Conseil constitutionnel qui permet le vote avec un récépissé accompagné d’un document d’identification occupe la UNE de la presse du jour. Le QUOTIDIEN parle « d’un avis, une polémique » avec Manko Taxawu Senegaal qui rejette une telle option, Benno Bokk Yaakaar qui approuve et la société civile qui regrette l’absence de consensus. Même constat à la UNE de SUDQUOTIDIEN qui parle de « l’avis de la discorde ». Dans VOX POPULI, le Pr Abdoulaye Dièye, enseignant à la Faculté de droit de l’Ucad trouve que « c’est précédent très dangereux car la loi est claire, limpide, la loi ne prête pas à interprétation.  Le Conseil constitutionnel ne peut pas se substituer au législateur pour analyser l’application de la loi ». En tout cas pour le TEMOIN avec cet avis favorable, Macky « sauve » ses élections législatives. Avec les positions tranchées de Benno et de Manko qui met en garde l’Etat contre la publication de « résultats préfabriqués », ENQUETE pense à « des ingrédients d’un cocktail explosif ».

Quand l’AS relève « un cafouillage dans l’organisation de ce scrutin », DIRECT INFO ajoute que « de mémoire de sénégalais, jamais un processus électoral n’aura été aussi laborieux, cahoteux et aussi rempli d’incertitudes que celui des Législatives 2017 ». Le journal parle d’échec sur toute la ligne avec plus de 50 milliards FCFA (prix de la confection des cartes Cédeao) dans le vent.

Sur le terrain de la campagne, l’OBS informe que Me Wade a été accueilli hier en vrai héros à Thiès. Le journal d’écrire, « étreint d’émotion, Me Wade craque et pleure comme une madeleine. Ne supportant de le voir ainsi, sa garde rapprochée lui impose de s’asseoir dans le véhicule ». Dans LES ECHOS, l’ancien chef de l’Etat révèle, « quand j’ai quitté le Palais, j’avais décidé de ne pas amener de l’argent avec moi. J’avais 700 000 francs et ce n’est pas l’argent de l’Etat. (…). Ce que je distribuais, c’étaient mes fonds politiques. (…). Un roi m’a offert 5 milliards, je vis décemment avec, je n’ai pas besoin de l’argent du Sénégal et mes amis peuvent m’aider si j’en ai besoin ». Pendant ce temps dans LIBERATION, le Premier ministre, Mahammad Dionne demande à Wade de chercher une chaise pliante, un chapelet et un livre coranique pour se consacrer à Dieu.

Depuis sa cellule, Khalifa Sall dans le journal ENQUETE s’adresse aux sénégalais. Il soutient dans sa lettre que la fraude est le seul moyen sur lequel le pouvoir compte pour gagner les élections. Le maire de Dakar de  dire aux sénégalais, «en vous, j’accomplirai mon devoir de vote et je partagerai avec vous la satisfaction d’avoir exercé mon devoir chaque fois que vous mettez votre bulletin dans l’urne ».

D’autres sujets dans la presse du jour. WALFQUOTIDIEN informe qu’en catimini, l’Etat du Sénégal est en train de filer les actions (35%) de la Saudi Ben Laden group dans le capital de la Société africaine de raffinage (Sar). Selon le journal, Samuel Sarr cité comme le potentiel acquéreur de l’affaire nie catégoriquement.

Dans le SOLEIL, on apprend qu’ « une grande quantité de médicaments contrefaits a été récemment saisie. Cependant, constatant que 1,2 tonne de faux médicaments a été restituée à leurs propriétaires à Darou Mousty, le Syndicat des pharmaciens privés du Sénégal a dénoncé une décision irresponsable et menace d’organiser une journée zéro pharmacie ».
 


Vendredi 28 Juillet 2017 - 11:47



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