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Rufisque : le cri du cœur des parents d'élèves de l'école inclusive de Tchaoulène

​À Rufisque, l'inquiétude grandit au sein de l'école inclusive Tchaoulène. Suite au départ d'une ONG partenaire, l'avenir pédagogique de plus de 200 enfants sourds-muets est gravement menacé. Les parents d'élèves, dénonçant le silence des autorités, interpellent directement le ministère de l'Éducation nationale.



Rufisque : le cri du cœur des parents d'élèves de l'école inclusive de Tchaoulène
L’école inclusive de Tchaoulène, jusqu’ici soutenue par une Organisation Non Gouvernementale (ONG) pour la formation et la prise en charge des auxiliaires de vie scolaire (AVS), se retrouve aujourd'hui dans l'impasse après la fin du contrat liant les deux entités. 211 enfants en situation de handicap risquent purement et simplement une déscolarisation.

​Le problème est double d'un côté, la fin du financement externe de l'autre, ce que les parents décrivent comme une indifférence de l'État. Sans ces auxiliaires spécialisés, les élèves sourds-muets ne peuvent plus suivre les enseignements.

​Interrogé au micro d'iRadio, El Hadj Hamidou Anne, représentant des parents d'élèves, ne cache pas son amertume face au contraste entre les priorités budgétaires du pays et la réalité du terrain scolaire.
​« Aujourd'hui, ce que nous demandons à l'État du Sénégal, c'est de régulariser la situation de ces enseignants. Nous dénonçons leur situation. Ils sont au nombre de 38. Si vous réunissez l'ensemble de leurs salaires, cela ne représente même pas 5 millions de FCFA par mois ».

​Pour les parents d'élèves, la pilule est d'autant plus difficile à avaler que le train de vie des institutions semble déconnecté de l'urgence sociale. 

M. Anne souligne avec force : « Récemment, on a acheté des voitures à des députés. Une seule de ces voitures pourrait payer un an de salaire de ces 38 enseignants. Et maintenant, on s'apprête à sacrifier ces enfants ? ».

​Si les enseignants, par leur sens des responsabilités, pourraient trouver du travail ailleurs, c'est le sort des élèves qui hante les familles. Au-delà des 204 à 211 enfants directement menacés à Tchaoulène, c'est toute la politique d'inclusion scolaire qui est remise en question.

​Les parents ne réclament pas seulement un pansement sur une plaie ouverte, mais une véritable vision nationale. Ils appellent le ministre de l'Éducation nationale à ​régulariser le statut des 38 auxiliaires de vie scolaire.


Dimanche 18 Janvier 2026 - 16:33


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