À Kigali, une grâce présidentielle pour Paul Rusesabagina. L’annonce a été faite ce vendredi après-midi par le gouvernement. Le fervent opposant au régime de Paul Kagame, qui a inspiré le film Hôtel Rwanda qui retrace le parcours d'un Juste qui cache des Tutsis pendant le génocide de 1994, avait été condamné à 25 ans de prison pour terrorisme en septembre 2021. Il a été libéré vendredi 24 mars au soir et remis
Sa libération était en négociation depuis plusieurs mois. Paul Rusesabagina a finalement vu sa peine de 25 ans de prison commuée sous ordre présidentiel, après avoir écrit une lettre datée d’octobre dernier demandant le pardon du chef de l'État Paul Kagame. « Il demande cette grâce présidentielle, en encore avec sa famille et ses avocats et qu'il n'allait pas reprendre ses activités politiques, surtout en ce qui concerne le Rwanda. Tout cela a été examiné par le gouvernement », explique Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais.
Dans sa lettre, Paul Rusesabagina promet, si la grâce lui est accordée, de retourner vivre discrètement avec sa famille aux États-Unis, où il avait le statut de résidant permanent avant son arrestation en 2020. Un retour qui devra d’abord être accordé par le ministère de la Justice rwandais. « La procédure prévoit que si vous voulez quitter le pays, il faut demander encore une autorisation. Il ne faut pas non plus oublier que si vous rechutez ou retombez dans les mêmes infractions, vous reprenez la peine et si vous avez été condamné à payer une amende, à ce moment-là, les amendes restent. »
Selon le gouvernement rwandais, les discussions avec les États-Unis au sujet de l’emprisonnement de Paul Rusesabagina, « détenu à tort », selon Washington, ont été facilitées par le Qatar, où le président Paul Kagame était d’ailleurs en visite en début de semaine. Washington est « reconnaissant » au Rwanda de l'avoir libéré a par ailleurs affirmé le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken. Cette affaire a longtemps été source de contentieux entre Kigali et Washington.
Paul Rusesabagina été jugé en 2021 pour neuf chefs d'accusation dont celui de terrorisme, pour des attaques menées par le FLN. L'opposant a toujours nié toute implication.
Avec lui, 19 personnes condamnées pour terrorisme sont concernées par ces commutations de peines.
Sa libération était en négociation depuis plusieurs mois. Paul Rusesabagina a finalement vu sa peine de 25 ans de prison commuée sous ordre présidentiel, après avoir écrit une lettre datée d’octobre dernier demandant le pardon du chef de l'État Paul Kagame. « Il demande cette grâce présidentielle, en encore avec sa famille et ses avocats et qu'il n'allait pas reprendre ses activités politiques, surtout en ce qui concerne le Rwanda. Tout cela a été examiné par le gouvernement », explique Alain Mukuralinda, porte-parole adjoint du gouvernement rwandais.
Dans sa lettre, Paul Rusesabagina promet, si la grâce lui est accordée, de retourner vivre discrètement avec sa famille aux États-Unis, où il avait le statut de résidant permanent avant son arrestation en 2020. Un retour qui devra d’abord être accordé par le ministère de la Justice rwandais. « La procédure prévoit que si vous voulez quitter le pays, il faut demander encore une autorisation. Il ne faut pas non plus oublier que si vous rechutez ou retombez dans les mêmes infractions, vous reprenez la peine et si vous avez été condamné à payer une amende, à ce moment-là, les amendes restent. »
Selon le gouvernement rwandais, les discussions avec les États-Unis au sujet de l’emprisonnement de Paul Rusesabagina, « détenu à tort », selon Washington, ont été facilitées par le Qatar, où le président Paul Kagame était d’ailleurs en visite en début de semaine. Washington est « reconnaissant » au Rwanda de l'avoir libéré a par ailleurs affirmé le chef de la diplomatie américaine, Antony Blinken. Cette affaire a longtemps été source de contentieux entre Kigali et Washington.
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