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Sandaga : les marchands en ont marre des marches qui perturbent leurs commerces



Sandaga : les marchands en ont marre des marches qui perturbent leurs commerces
Le Front Dokk Bumu Gacce, compte bel et bien tenir sa marche non autorisé, ce vendredi 12 octobre 2018 à la place  Washington en face du Ministère de l’Intérieur. A quelques mètres de là, au marché Sandaga, le secrétaire général des Forces démocratiques du Sénégal Babacar Diop et Cie feront face aux forces de l’ordre, et ce, pour, disent-ils, défendre la liberté démocratique.  Cependant, ces commerçants qui ne comptent pas prendre part au Sit-in de cet après midi, mettent en garde les auteurs des perturbations de leur business au profit de leurs intérêts « purement » politiques d’ailleurs,  qu’ils qualifient « d’inutiles ».

Il est 11 heures. Aux alentours du rond-point du marché Sandaga les vendeurs d’habillements féminins et chaussures scandent les rues. Chacun s’occupe de ses allés et retours, où même comment écouler ses articles, arborés soit  sur le coup ou portés à la main. Abdou Gueye intercepté, en face du Pharmacie  Guigon, entrain de marchander avec une dame sur des accessoires féminins, a laissé un peu de son  temps pour exprimer sur la marche de cet après-midi.
"Ils n'ont jamais marché pour les intérêts des populations"
« Vous savez, on en a vraiment marre de ses futilités. Nous  sommes des responsables de famille qui sont dans le besoin.  Ces marches de politiciens, jamais ils l’ont fait pour la réduction des denrées alimentaires, ou la condition difficile des citoyens. Mais toujours des affaires politiques que nous  même on a  du mal à comprendre. Parce que ceux qui réclament,  demain seront les transhumants»,  brandit ce commerçant qui se qualifie comme apolitique et qui ne compte pas  ménager aucun effort pour barrer la route aux politiciens qui "voudraient" comptent freiner son travail.
"L'Etat n'a qu'à encadrer les marches au lieu de les réprimer"
Non loin de là, vers les allées du marché Petersen, on retrouve,  Bara Sow, porte-parole du collectif du marché Sandaga ADS «And Takhawu Sandaga », mis en place depuis 5 ans suite aux incendies survenus dans les lieux. « Notre association lutte pour la bonne marche de nos commerçants et non pas pour faire face aux politiciens. Et le Sandaga, c’est le Sénégal en miniature, on n’a pas la force de mettre place un collectif pour empêcher aux manifestants de tenir leur manifestations on n’a pas ce pouvoir. Demandez aux jeunes de Colobane qui avaient essayé cela, ils ont été tenus en échec. Nous ne faisons que subir les affrontements entre limiers et politiciens.  Et ce que nous voulons vraiment c’est que l’Etat les laissent faire en les accompagnant même si nécessaires avec dix politiciens c’est mieux, que d'assiéger notre lieu de travail avec des centaines de forces de l’ordre, qui virent toujours dans le désordre.»

Ici au « Roukhou Disquette (Coin des jeunes filles en wolof)», le délégué du marché de Sandaga Ndiaga Diop, promu depuis 2004 à la tète, à une solution pour les « bisbilles » des politiciens.  Pour lui, à l’approche des manifestations ils appellent ces jeunes à la retenue. « Ce matin j’ai entendu à la radio que les politiciens vont siéger notre marché. Mais en ce qui me concerne, je ne participe pas et les jeunes qui m’ont porté à la tête ne le feront parce qu’ils m’écoutent. Ils sont là que pour leur intérêt. Jamais ils ne marchent  pour la société,  toujours cette politique politicienne. Et nous ne sommes pas là pour prendre part à des choses qui ne sommes pas inutiles. »
 
 
 

Fana CiSSE

Vendredi 12 Octobre 2018 - 16:46



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