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Sénat au Burkina Faso: l’opposition veut maintenir la pression

A l'appel de l'opposition politique, des milliers de personnes ont défilé samedi 29 juin dans la capitale et dans d'autres villes du pays comme Bobo Dioulasso, contre la mise en place du Sénat. Les chefs de l’opposition ont réaffirmé dimanche 30 juin leur volonté de poursuivre leur action estimant que le futur Sénat est inutile et trop coûteux.



La manifestation contre le projet de Sénat, le 29 juin 2013, à la hauteur du rond-point des Nations unies, à Ouagadougou. AFP / Yempabou OUOBA
La manifestation contre le projet de Sénat, le 29 juin 2013, à la hauteur du rond-point des Nations unies, à Ouagadougou. AFP / Yempabou OUOBA

L’opposition n’entend pas céder et veulent maintenir la pression contre la mise en place du futur Sénat. Lors d’une conférence de presse, ce dimanche matin, les chefs des principaux partis d’opposition ont tenu une conférence de presse au cours de laquelle ils ont fait le bilan des mobilisations de samedi  marquées par des heurts avec les forces de l'ordre à Ouagadougou. Ils ont également réaffirmé leur intention de poursuivre leur action sans toutefois détailler de projets précis.

Le futur Sénat sera composé de 89 membres : 39 représentants des collectivités territoriales, élus au suffrage indirect, une douzaine de représentants de la société civile et 29 sénateurs nommés par le président.

« On ne sait pas très bien à quoi il va servir »

L’opposition reproche au Sénat d’être une maison de retraite pour proches du président et de coûter trop cher. « On ne sait pas très bien à quoi il va servir. On nous a dit que ce Sénat allait voter les mêmes lois que l’Assemblée nationale. Si c’est le cas, avons-nous besoin d’une deuxième assemblée nationale ?, s’interroge Zéphyrin Diabré, chef de file de l’opposition burkinabè. On nous dit qu’il [ le Sénat,ndlr ]va assurer la représentation des collectivités territoriales mais les mêmes conseillers municipaux qui seront élus au Sénat sont les mêmes qui il y a 6 mois ont été élus à la tête des partis politiques, donc ça ne change rien. Le président va en nommer une trentaine, ce sont des amis des parents, des collaborateurs usés à qui on veut donner des enveloppes pour se reposer aux frais du contribuable. C’est vrai qu’il y a aussi la question du coût. On doit utiliser les ressources de manière rationnelle et les affecter à ce qui est prioritaire ».

« Une institution au-delà des politiques »

Autre son de cloche du côté du gouvernement qui défend son projet affirmant qu’il renforcera les institutions. « Le Sénat est une institution démocratique qui va au-delà des politiques, estime Achille Tapsoba, député CDP (Congrès pour la Démocratie et le Progrès, le parti au pouvoir).Les éléments de la société civile que sont les communautés religieuses, les communautés traditionnelles, les travailleurs à travers les syndicats, le patronat, donc c’est pour enrichir le travail parlementaire ».
Source: RFI



Lundi 1 Juillet 2013 - 10:32


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