Le Marché des Titres Publics (MTP) de l'UMOA a connu une explosion record des sollicitations en 2025 avec « 11 859 milliards de FCFA » mobilisés, soit une progression de « 45,9 % » par rapport à 2024. Cette dynamique, portée par un recours accru des États, consacre le rôle moteur du duo Côte d’Ivoire-Sénégal qui représente désormais « 62,2 % des émissions ». La volatilité de la part du Sénégal est passé de 19,8% en 2022 à 12,3% en 2024, puis 18,8% en 2025, reflétant une gestion active de la dette, avec une alternance entre financements extérieurs et levées locales.
Le rapport « SÉNÉGAL : Développements économiques récents et Perspectives », du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) justifie que cette intensification des levées de fonds est directement liée à la « couverture de son besoin de financement brut dans un contexte de raréfaction des ressources extérieures », confirmant son statut de pilier du marché régional.
Des défis structurels sous surveillance
Malgré une croissance régionale robuste de 6,7 %, le marché fait face à une structure d'endettement «relativement courte» avec une maturité moyenne de « 2,15 années ». Cette configuration, couplée à une hausse des taux d'intérêt atteignant « 7,5 % », souligne des risques de « taux et d'effet d'éviction ». Le rapport de politique monétaire de la BCEAO préconise ainsi de diversifier les sources de financement en sollicitant l'apport de «non-résidents hors UEMOA» et en encourageant « l’épargne longue d’investisseurs institutionnels » pour alléger la pression sur la trésorerie des États.
Le rapport « SÉNÉGAL : Développements économiques récents et Perspectives », du ministère de l’Économie, du Plan et de la Coopération (MEPC) justifie que cette intensification des levées de fonds est directement liée à la « couverture de son besoin de financement brut dans un contexte de raréfaction des ressources extérieures », confirmant son statut de pilier du marché régional.
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