L'ancien ministre d’État, Abdou Fall s’est prononcé sur l’actualité politique du pays. Il a appelé le Sénégalais à engager un débat structurant sur l’organisation du pouvoir exécutif. Invité de l'émission « Point de Vue » sur la RTS, il a estimé que la « réussite du processus électoral doit désormais ouvrir la voie à une profonde modernisation de la gouvernance ».
Saluant la résilience du système électoral qui a permis de traverser une phase politique marquée par « des tensions fortes et des incertitudes », M. Fall juge l'acquis démocratique suffisant pour franchir une nouvelle étape. « Nous vivons toujours sous un modèle hérité des années 1960, un présidentialisme de type monarchique », a-t-il soutenu. Pour lui, ce modèle n'est plus adapté à une société où « les mentalités, la démographie et la culture citoyenne ont fortement évolué ».
L'ancien ministre d'État a critiqué la concentration des pouvoirs : « Je me demande comment quelqu’un peut-il avoir besoin de tous ces pouvoirs entre ses mains. La politique n’est pas une affaire d’hommes forts, mais d’institutions fortes qui s’autorégulent ».
Pour étayer son propos, Abdou Fall a évoqué les configurations parlementaires incertaines de 2012 et 2022, qui ont frôlé un gouvernement simultané non prévue par la Constitution. « Notre texte fondamental n’a pas envisagé la situation d’un président élu avec une majorité parlementaire incertaine », a-t-il souligné, ajoutant que la France, « modèle d'inspiration, a intégré ce mécanisme de glissement du pouvoir exécutif vers le Premier ministre en cas de cohabitation ».
M. Fall a aussi indiqué que « le moment est venu de redéfinir les rôles » de manière constitutionnelle. C’est-à-dire, de reconnaitre un Président qui « arbitre, garantit, protège la continuité de l’État » et un Premier ministre qui devient « responsable de la conduite de la politique de la nation », en cohérence avec la volonté déjà affichée par les nouvelles autorités.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’« acter ce changement dans la Constitution », rappelant qu'une « révision substantielle de cette nature devra impérativement passer par un référendum ». Au-delà de l’architecture du pouvoir, l'ancien ministre a appelé à un changement de culture politique. Il a exhorté le pays à « sortir d’une démocratie de confrontation », héritage selon lui d'une « démocratie de guerre civile importée, pour promouvoir une démocratie de compromis ». Cette approche est à ses yeux, indispensable pour un pays « encore en construction et qui ne peut se payer le luxe des affrontements permanents ».
Abdou Fall voit dans la perspective d'une « Troisième République » non pas un slogan, mais une ambition de consolidation. « Le Sénégal est mûr. Nous avons la stabilité, l’expérience et la solidité démocratique pour repenser nos institutions avec sérénité », a-t-il déclaré. Selon lui, que « ce chantier pourrait constituer l'une des grandes contributions du président Bassirou Diomaye Faye à l’histoire institutionnelle nationale ».
Saluant la résilience du système électoral qui a permis de traverser une phase politique marquée par « des tensions fortes et des incertitudes », M. Fall juge l'acquis démocratique suffisant pour franchir une nouvelle étape. « Nous vivons toujours sous un modèle hérité des années 1960, un présidentialisme de type monarchique », a-t-il soutenu. Pour lui, ce modèle n'est plus adapté à une société où « les mentalités, la démographie et la culture citoyenne ont fortement évolué ».
L'ancien ministre d'État a critiqué la concentration des pouvoirs : « Je me demande comment quelqu’un peut-il avoir besoin de tous ces pouvoirs entre ses mains. La politique n’est pas une affaire d’hommes forts, mais d’institutions fortes qui s’autorégulent ».
Pour étayer son propos, Abdou Fall a évoqué les configurations parlementaires incertaines de 2012 et 2022, qui ont frôlé un gouvernement simultané non prévue par la Constitution. « Notre texte fondamental n’a pas envisagé la situation d’un président élu avec une majorité parlementaire incertaine », a-t-il souligné, ajoutant que la France, « modèle d'inspiration, a intégré ce mécanisme de glissement du pouvoir exécutif vers le Premier ministre en cas de cohabitation ».
M. Fall a aussi indiqué que « le moment est venu de redéfinir les rôles » de manière constitutionnelle. C’est-à-dire, de reconnaitre un Président qui « arbitre, garantit, protège la continuité de l’État » et un Premier ministre qui devient « responsable de la conduite de la politique de la nation », en cohérence avec la volonté déjà affichée par les nouvelles autorités.
Il a, par ailleurs, insisté sur la nécessité d’« acter ce changement dans la Constitution », rappelant qu'une « révision substantielle de cette nature devra impérativement passer par un référendum ». Au-delà de l’architecture du pouvoir, l'ancien ministre a appelé à un changement de culture politique. Il a exhorté le pays à « sortir d’une démocratie de confrontation », héritage selon lui d'une « démocratie de guerre civile importée, pour promouvoir une démocratie de compromis ». Cette approche est à ses yeux, indispensable pour un pays « encore en construction et qui ne peut se payer le luxe des affrontements permanents ».
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