L’Association Violences Faites aux Femmes Sénégal (VFFS) est sortie de son mutisme pour répondre fermement aux récentes déclarations du député Cheikh Bara. L'organisation dénonce une tentative de politisation d'un drame social majeur et rappelle que le féminicide est une réalité meurtrière au Sénégal.
Pour l’association VFFS, les propos de Cheikh Bara, niant l’existence du féminicide au Sénégal, sont non seulement graves mais dangereux. En qualifiant ce débat de « propagande politique », l’acteur public ignore, selon l’organisation, une réalité tragique : entre 2020 et 2025, plus de soixante cas de féminicides ont été officiellement recensés et sanctionnés par la justice sénégalaise.
L'association rappelle des noms et des visages qui ont marqué l'histoire du pays, de l'assassinat de Dokki Niasse en 1992 au drame récent de Mariama Keïta, 54 ans, tuée par son époux à Keur Massar en décembre 2025. « Le féminicide n'est ni un acte politique, ni un agenda caché. C'est l'assassinat d'une femme par un homme », martèle le communiqué.
VFFS s'indigne particulièrement de voir de tels propos émaner d'une figure se réclamant d'une autorité religieuse. L'association rappelle que l'Islam prône le respect et la bonté, citant notamment la Sourate Ar-Rum et la Sourate An-Nisa pour souligner que rien, dans la religion, ne légitime la violence envers les femmes.
Par ailleurs, l'organisation pointe du doigt une contradiction flagrante avec la fonction de député de Cheikh Bara. Alors que le Parlement débat régulièrement de ces questions et que l'État mobilise entre 10 et 15 milliards de F CFA par an pour lutter contre ce fléau, VFFS s'étonne de la méconnaissance des dossiers législatifs par l'élu. « Ses propos révèlent une méconnaissance des débats législatifs, ce qui est en incohérence totale avec sa fonction de député ».
Face à ce qu'elle qualifie de « dérive », l'association VFFS appelle à des réformes concrètes : Création d'un cadre juridique spécifique pour reconnaître les violences conjugales dans le Code de la famille, instauration d'un dispositif de prévention et d'identification du féminicide, et le renforcement de l'accompagnement des victimes.
L'association réaffirme son engagement total aux côtés des familles des victimes pour que plus aucune femme ne meure dans le silence ou l'indifférence.
Pour l’association VFFS, les propos de Cheikh Bara, niant l’existence du féminicide au Sénégal, sont non seulement graves mais dangereux. En qualifiant ce débat de « propagande politique », l’acteur public ignore, selon l’organisation, une réalité tragique : entre 2020 et 2025, plus de soixante cas de féminicides ont été officiellement recensés et sanctionnés par la justice sénégalaise.
L'association rappelle des noms et des visages qui ont marqué l'histoire du pays, de l'assassinat de Dokki Niasse en 1992 au drame récent de Mariama Keïta, 54 ans, tuée par son époux à Keur Massar en décembre 2025. « Le féminicide n'est ni un acte politique, ni un agenda caché. C'est l'assassinat d'une femme par un homme », martèle le communiqué.
VFFS s'indigne particulièrement de voir de tels propos émaner d'une figure se réclamant d'une autorité religieuse. L'association rappelle que l'Islam prône le respect et la bonté, citant notamment la Sourate Ar-Rum et la Sourate An-Nisa pour souligner que rien, dans la religion, ne légitime la violence envers les femmes.
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