Ils se sont soigneusement évités. Quand le chef du plus jeune État du monde descendait par l’ascenseur, son principal opposant montait par l'escalier central. À l'étage se trouve le quasi patron de l'Union africaine, Cyril Ramaphosa. Il va prendre la place de l’Égyptien Sissi pour un an. Il semble déjà avoir enfilé le costume. Tour à tour les ex-belligérants l'ont rencontré.
Pretoria avait convoqué dans la foulée une réunion sur le Soudan du Sud. Rencontre finalement reportée, peut-être le temps que le président sud-africain tente de faire changer d'avis son homologue de Juba. Le président Kiir ne semble pas sur ce chemin.
Samedi, le bloc régional Igad s'est également quitté sur un constat d'échec. La réunion va se poursuivre ce dimanche. Ce qui bloque ? Toujours la même chose : le nombre d’États régionaux et leurs frontières, la mise sur pied d'une armée unique.
Une impression de tourner en rond qui conduit le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres à s'adresser ainsi aux responsables sud-soudanais : « Pensez à votre peuple ! Respectez votre peuple ! Vous n'avez pas le droit de poursuivre votre confrontation quand votre peuple souffre tant. »
Cyril Ramaphosa parviendra-t-il à faire avancer ce dossier durant son mandat ?
Les anciens belligérants ont « tellement de respect » pour l'Afrique du Sud que cela est possible, avance un bon connaisseur. Mais il lui faudra un peu de temps.
Or il y en a peu. Salva Kiir menace déjà de passer en force et de déclarer le 22 février un gouvernement d'unité nationale... mais tout seul.
Pretoria avait convoqué dans la foulée une réunion sur le Soudan du Sud. Rencontre finalement reportée, peut-être le temps que le président sud-africain tente de faire changer d'avis son homologue de Juba. Le président Kiir ne semble pas sur ce chemin.
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