En cette fin d'année, près de 4,5 millions de personnes vivent dans des conditions alimentaires critiques dans la région. Et d'ici la période de soudure, mi-2019, ce chiffre pourrait s'élever à 9 millions.
Selon Soumaila Sanou, président du réseau ouest-africain des céréaliers, cette situation s'explique surtout par l'insécurité dans certains pays. « Quand on prend la zone Est du Burkina, le Niger, le Mali, une partie aussi du Nigeria, à cause de l'insécurité, les gens n'ont pas pu faire la production agricole comme ça se devait. »
Des zones sous pression ont aussi subi les aléas du climat. Selon Issoufou Baoua, expert pour CILSS, le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel, impossible désormais d'ignorer le dérèglement climatique. « Tantôt c'est les baisses de pluviométrie, entraînant des sécheresses, tantôt c'est la hausse du régime pluviométrique qui amène des inondations ... Donc, de nouvelles orientations en termes de stratégie d'adaptation sont en train d'être définies. »
Pour Ector Sedar Houssou, expert auprès du CILSS, ce bilan de la situation alimentaire devrait permettre d'appliquer des mesures avant que la crise ne s'installe. « Très rapidement, il faudra mettre des mesures d'assistance alimentaire. Dans un deuxième temps, il faut mener des actions de protection des moyens d'existence, ou de renforcement de leurs capacités de résilience. »
Il s'agira aussi, au cours des deux jours restants, d'évoquer les problèmes de nutrition dans la région.
Selon Soumaila Sanou, président du réseau ouest-africain des céréaliers, cette situation s'explique surtout par l'insécurité dans certains pays. « Quand on prend la zone Est du Burkina, le Niger, le Mali, une partie aussi du Nigeria, à cause de l'insécurité, les gens n'ont pas pu faire la production agricole comme ça se devait. »
Des zones sous pression ont aussi subi les aléas du climat. Selon Issoufou Baoua, expert pour CILSS, le Comité inter-État de lutte contre la sécheresse au Sahel, impossible désormais d'ignorer le dérèglement climatique. « Tantôt c'est les baisses de pluviométrie, entraînant des sécheresses, tantôt c'est la hausse du régime pluviométrique qui amène des inondations ... Donc, de nouvelles orientations en termes de stratégie d'adaptation sont en train d'être définies. »
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