Le représentant américain a été le premier à parler. « Certains disent que nous allons trop vite, mais c'est le contraire. Attendre encore, cela voudrait dire davantage de morts, et davantage de souffrances... »
En validant l'envoi de 4 000 soldats qui auront une certaine latitude pour s'engager militairement, le Conseil de sécurité a signifié sa frustration face à la situation au Soudan du Sud. Réclamé par l'Union africaine, cette Force de protection régionale s'ajoute à la mission déjà en place, dont l'effectif est gonflé à 13 000 casques bleus.
Quatre pays n'ont pas voté cette résolution, regrettant que le gouvernement sud-soudanais n'ait pas donné son approbation. Mais les Américains ont répondu que justement, c'est bien le fait que Juba ne considère pas l'ONU comme un partenaire, et même que le personnel onusien soit en permanence en danger, qui a conduit à cette résolution.
Une résolution qui n'a finalement pas inclus d'embargo sur les armes, au regret de pays comme le Royaume-Uni ou la France. Cette option a été seulement mentionnée en annexe, comme une menace supplémentaire si l'obstruction des belligérants se poursuit.
L'ambassadeur sud-soudanais a immédiatement dénoncé cette annexe, tout comme il a fermement rejeté l'envoi de la Force de protection régionale.
Source: Rfi.fr
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