Dans une salle de conférence à Dakar sous la lumière crue des écrans d’ordinateurs alignés, plus d’une vingtaine de professionnels des médias ont passé deux jours à traquer la moindre image retouchée et à analyser les mécaniques de la haine en ligne. Face à la prolifération des campagnes de manipulations qui menace la stabilité politique en Afrique de l’Ouest, la Direction de la communication de la commission de la CEDEAO a déployé sa riposte. L’institution a clôturé, vendredi 30 janvier 2026, la première phase de son programme sous régional destiné aux journalistes de ses 12 Etats membres. En partenariat avec le Media Foundation for West Africa (MFWA), Code For Africa, GIZ et l’ambassade de l’Allemagne au Sénégal, l’organisation à réuni ces acteurs du terrain pour transformer la presse régionale en un double bouclier. C’est-à-dire, un rempart contre la désinformation et un vecteur du journalisme de paix.
La vision 2050 de la CEDEAO en action pour la paix
A travers cette session tenue du 29 au 30 janvier 2026, la CEDEAO a réaffirmé sa volonté de placer l’intégrité de l’information au cœur de sa doctrine de sécurité. L’organisation régionale a articulé cette information autour de deux axes fondamentaux que sont la maitrise des outils de vérification numérique et l’appropriation du journalisme de paix. Les séminaristes ont appris à adapter leur traitement de l’information en période de crise ou de vives tensions sociopolitique pour déconstruire les discours de haine, abandonner les le vocabulaire incendiaire, rechercher un équilibre rédactionnel propre à désamorcer la panique. Les participants ont abordé des cas pratiques pour maitriser des instruments technologiques comme, la recherche d’images inversées, décodage des métadonnées et détection de contenus générés par l’intelligence artificielle.
Présidée par Monsieur Mamadou Moustapha Seck, le coordonnateur adjoint du bureau national de la CEDEAO à Dakar au nom du président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, la cérémonie d’ouverture a posé les jalons de cette ambition. Le représentant dur président Touray, a rappelé que cette initiative traduit de manière concrète le premier pilier de la vision 2050 de la CEDEAO axé sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région.
« La première démarche pour revenir aux choses même, c’est de veiller sur l’intégrité de l’information. Il s’agit pour chacun de s’élever au-delà des contingences partisanes et de la clameur, d’avoir en bandoulière les principes d’éthique et déontologie, pour analyser, vérifier et corroborer avant de diffuser », a déclaré M. Seck.
L’analyse des deepfakes a provoqué une prise de conscience générale dans la salle. « Aujourd’hui, un clone vocal ou une image synthétique trompe facilement un œil non-averti. Sans l’analyse systémique des fichiers, nous restons vulnérable », a reconnu Monsieur Bilal Tairou, fact-chekeur chevronné et formateur à Code For Africa.
L’urgence d’une telle posture éthique s’est vérifiée lors des retours d’expérience du terrain
« L’affaire du communiqué daté du lundi 19 janvier qui a circulé largement affirmant que le mardi 20 janvier 2026, il n’y aura pas cours sur toute l’étendue du territoire nationale avait secoué la toile sénégalaise. Beaucoup de sites d’information avaient publié ou diffusé l’information alors qu’elle était fausse. En rédaction on en a parlé sans le diffuser. Ce que je retiens de cet atelier de formation organisé par la CEDEAO, c’est de prendre le temps de bien vérifier l’information avant publication. Il faut également éviter les termes lourds qui heurtent et privilégier les mots simples qui informent et apaisent à la fois pour dédramatiser l’actualité. Je compte bien appliquer ces connaissance acquises ici dans mon quotidien professionnel », a confié Sylvie Khady Faye, journaliste reporter et présentatrice à Rewmi FM /Dakar.
Un déploiement technologique sous l’impulsion communautaire
Sous l’égide de la direction de communication de la CEDEAO, les participants ont fait l’expérience d’une immersion technique portant sur la recherche d’images inversées, décodage des métadonnées, et détection des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le directeur par intérim de la communication de la CEDEAO, Monsieur, Joël Ahofodji a réaffirmé l’attente de l’institution envers les professionnels des médias. « Notre souhait est que vous publiez l’information vrai. Ne pas accompagner le mensonge, ne pas vous faire embrouiller par lui », a –t-il souligné.
Cette offensive de la CEDEAO a reçu le soutien appuyé des partenaires internationaux. Le Dr Impraim Kojo, directeur des programmes de la Medias Foundation For West Africa et Monsieur Jonas Tylewsky, représentant l’ambassade de l‘Allemagne et la GIZ ont salué le leadership de l’organisation régionale. « La rediffusion des informations non vérifiées est dangereuse. La société vous fait confiance donc vérifiez –vous-même », a déclaré Monsieur Tylewsky.
Cette vigilance face à la vitesse des réseaux sociaux constitue le cœur du défi quotidien des rédactions.
« En en aout 2025, une information publiée par un média local très suivi a suscité des inquiétudes au Sénégal. Pour rappel le media a annoncé le 11 aout 2025, la disparition d’un bus en partance pour le Magal de Touba avec à son bord 70 pèlerins sénégalais, avec des allégations d’attaques au Mali. Ce genre de rumeurs sorti de leur contexte circule vite et c’est là l’un des plus grands défis de la lutte contre les infox. Ce que j’ai retenu sur cette formation initiée par la CEDEAO c’est le réflexe de toujours vérifier avant publication. Une information non –vérifiée ne dois pas sortir simplement parce qu’elle fait du buzz. Je vais au sortir de cette session imposer ces démarches dans notre rédaction », a témoigné Mapote Gaye, directeur de publication à Infomedia27. Il a ajouté que cet épisode a illustré la responsabilité directe de la presse dans la préservation de la paix sociale.
La CEDEAO renforce ses canaux directs avec une Web Radio et un prix pour journalisme
Au-delà du renforcement des capacités sur le terrain, la rencontre à Dakar a offert à la CEDEAO l’occasion de lever les malentendus sur son rôle. M. Joël Ahofodji qui répondait aux interpellations des journalistes a rappelé avec clarté les limites du mandat communautaire. Il a fait savoir que l’institution ne peut pas s’ériger en juge sous l’autorité directe des chefs d’Etat. Il a par ailleurs invité les acteurs de la presse à travailler en étroite collaboration avec le Bureau national de Dakar.
Pour amplifier sa présence et garantir l’accès à de tous citoyens Ouest-africain à une information officielle, la CEDEAO a annoncé le lancement imminent de sa web radio institutionnelle, accessible dans le monde entier. De plus l’organisation a confirmé la présentation du « prix de la CEDEAO » destinée à célébrer l’excellence rédactionnelle, et l’engament de la presse en faveur de l’intégration sous régionale.
La CEDEAO architecte d’un espace d’information souveraine et pacifié
En prenant ainsi, à bras- le corps le défi de la désinformation, la CEDEAO ne se contente pas de de former des journalistes. Elle affirme son rôle de bouclier stratégique pour la stabilité politique et sociale en Afrique de l’Ouest. En combinant la rigueur du Fact-cheking, la portée de sa future Web Radio, et l’exigence du journalisme de paix, l’institution communautaire démontre une vision prospective de la sécurité régionale. Cette initiative marque le tournant d’un espace public Ouest-africain résilient, où la vérité des faits porté par la CEDEAO reste le principal garant de la paix et de la cohésion des peuples.
La vision 2050 de la CEDEAO en action pour la paix
A travers cette session tenue du 29 au 30 janvier 2026, la CEDEAO a réaffirmé sa volonté de placer l’intégrité de l’information au cœur de sa doctrine de sécurité. L’organisation régionale a articulé cette information autour de deux axes fondamentaux que sont la maitrise des outils de vérification numérique et l’appropriation du journalisme de paix. Les séminaristes ont appris à adapter leur traitement de l’information en période de crise ou de vives tensions sociopolitique pour déconstruire les discours de haine, abandonner les le vocabulaire incendiaire, rechercher un équilibre rédactionnel propre à désamorcer la panique. Les participants ont abordé des cas pratiques pour maitriser des instruments technologiques comme, la recherche d’images inversées, décodage des métadonnées et détection de contenus générés par l’intelligence artificielle.
Présidée par Monsieur Mamadou Moustapha Seck, le coordonnateur adjoint du bureau national de la CEDEAO à Dakar au nom du président de la commission de la CEDEAO, Dr Omar Alieu Touray, la cérémonie d’ouverture a posé les jalons de cette ambition. Le représentant dur président Touray, a rappelé que cette initiative traduit de manière concrète le premier pilier de la vision 2050 de la CEDEAO axé sur la paix, la sécurité et la stabilité de la région.
« La première démarche pour revenir aux choses même, c’est de veiller sur l’intégrité de l’information. Il s’agit pour chacun de s’élever au-delà des contingences partisanes et de la clameur, d’avoir en bandoulière les principes d’éthique et déontologie, pour analyser, vérifier et corroborer avant de diffuser », a déclaré M. Seck.
L’analyse des deepfakes a provoqué une prise de conscience générale dans la salle. « Aujourd’hui, un clone vocal ou une image synthétique trompe facilement un œil non-averti. Sans l’analyse systémique des fichiers, nous restons vulnérable », a reconnu Monsieur Bilal Tairou, fact-chekeur chevronné et formateur à Code For Africa.
L’urgence d’une telle posture éthique s’est vérifiée lors des retours d’expérience du terrain
« L’affaire du communiqué daté du lundi 19 janvier qui a circulé largement affirmant que le mardi 20 janvier 2026, il n’y aura pas cours sur toute l’étendue du territoire nationale avait secoué la toile sénégalaise. Beaucoup de sites d’information avaient publié ou diffusé l’information alors qu’elle était fausse. En rédaction on en a parlé sans le diffuser. Ce que je retiens de cet atelier de formation organisé par la CEDEAO, c’est de prendre le temps de bien vérifier l’information avant publication. Il faut également éviter les termes lourds qui heurtent et privilégier les mots simples qui informent et apaisent à la fois pour dédramatiser l’actualité. Je compte bien appliquer ces connaissance acquises ici dans mon quotidien professionnel », a confié Sylvie Khady Faye, journaliste reporter et présentatrice à Rewmi FM /Dakar.
Un déploiement technologique sous l’impulsion communautaire
Sous l’égide de la direction de communication de la CEDEAO, les participants ont fait l’expérience d’une immersion technique portant sur la recherche d’images inversées, décodage des métadonnées, et détection des contenus générés par l’intelligence artificielle. Le directeur par intérim de la communication de la CEDEAO, Monsieur, Joël Ahofodji a réaffirmé l’attente de l’institution envers les professionnels des médias. « Notre souhait est que vous publiez l’information vrai. Ne pas accompagner le mensonge, ne pas vous faire embrouiller par lui », a –t-il souligné.
Cette offensive de la CEDEAO a reçu le soutien appuyé des partenaires internationaux. Le Dr Impraim Kojo, directeur des programmes de la Medias Foundation For West Africa et Monsieur Jonas Tylewsky, représentant l’ambassade de l‘Allemagne et la GIZ ont salué le leadership de l’organisation régionale. « La rediffusion des informations non vérifiées est dangereuse. La société vous fait confiance donc vérifiez –vous-même », a déclaré Monsieur Tylewsky.
Cette vigilance face à la vitesse des réseaux sociaux constitue le cœur du défi quotidien des rédactions.
« En en aout 2025, une information publiée par un média local très suivi a suscité des inquiétudes au Sénégal. Pour rappel le media a annoncé le 11 aout 2025, la disparition d’un bus en partance pour le Magal de Touba avec à son bord 70 pèlerins sénégalais, avec des allégations d’attaques au Mali. Ce genre de rumeurs sorti de leur contexte circule vite et c’est là l’un des plus grands défis de la lutte contre les infox. Ce que j’ai retenu sur cette formation initiée par la CEDEAO c’est le réflexe de toujours vérifier avant publication. Une information non –vérifiée ne dois pas sortir simplement parce qu’elle fait du buzz. Je vais au sortir de cette session imposer ces démarches dans notre rédaction », a témoigné Mapote Gaye, directeur de publication à Infomedia27. Il a ajouté que cet épisode a illustré la responsabilité directe de la presse dans la préservation de la paix sociale.
La CEDEAO renforce ses canaux directs avec une Web Radio et un prix pour journalisme
Au-delà du renforcement des capacités sur le terrain, la rencontre à Dakar a offert à la CEDEAO l’occasion de lever les malentendus sur son rôle. M. Joël Ahofodji qui répondait aux interpellations des journalistes a rappelé avec clarté les limites du mandat communautaire. Il a fait savoir que l’institution ne peut pas s’ériger en juge sous l’autorité directe des chefs d’Etat. Il a par ailleurs invité les acteurs de la presse à travailler en étroite collaboration avec le Bureau national de Dakar.
Pour amplifier sa présence et garantir l’accès à de tous citoyens Ouest-africain à une information officielle, la CEDEAO a annoncé le lancement imminent de sa web radio institutionnelle, accessible dans le monde entier. De plus l’organisation a confirmé la présentation du « prix de la CEDEAO » destinée à célébrer l’excellence rédactionnelle, et l’engament de la presse en faveur de l’intégration sous régionale.
La CEDEAO architecte d’un espace d’information souveraine et pacifié
En prenant ainsi, à bras- le corps le défi de la désinformation, la CEDEAO ne se contente pas de de former des journalistes. Elle affirme son rôle de bouclier stratégique pour la stabilité politique et sociale en Afrique de l’Ouest. En combinant la rigueur du Fact-cheking, la portée de sa future Web Radio, et l’exigence du journalisme de paix, l’institution communautaire démontre une vision prospective de la sécurité régionale. Cette initiative marque le tournant d’un espace public Ouest-africain résilient, où la vérité des faits porté par la CEDEAO reste le principal garant de la paix et de la cohésion des peuples.
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