Moussaye Avenir de la Tchiré a eu du mal à comprendre comment et pourquoi il s'est retrouvé lui aussi en prison. L'accusait-on d'avoir participé au complot présumé ? Finalement, il apprend que c'est pour la publication d'un article dans son journal, Abba Garde.
Cet article dénonçait les « assassinats de cadres tchadiens » commis durant le régime d'Idriss Déby et l'impunité dont bénéficient leurs auteurs. Cela n'a donc rien à voir avec le complot que le gouvernement affirme avoir déjoué, même si l'arrestation du directeur de publication d'Abba Garde s'est déroulée au même moment que celle d'autres personnalités, civiles et militaires.
Maître Olivier Gouara, l'avocat du journaliste, dénonce cette situation. En matière de diffamation, explique ce dernier, il n'est pas prévu dans la législation tchadienne de peine de prison. Son client n'a donc rien à faire en détention. Il conteste aussi la procédure choisie par le procureur, à savoir l'ouverture d'une information judiciaire plutôt que la comparution directe, ce qui, de fait, risque justement de faire trainer la procédure.
« Le juge d'instruction est parti pour deux semaines »
« Malheureusement, le dossier a été envoyé chez le juge d'instruction, et c'est bien parti pour que cela mette un bon bout de temps, déplore Maître Gouara. Le juge d'instruction n'est pas limité dans le temps. Ce qui nous a confortés dans nos inquiétudes, c'est qu'après avoir notifié le chef d'inculpation, le juge d'instruction a pris un avion et est parti pour deux semaines. Donc nous savons déjà que pendant deux semaines, il n'y aura pas de comparution au fond pour nous permettre de demander une mise en liberté provisoire de notre client. »
Du côté du parquet tchadien, on estime, vu la gravité des faits, qu'il était nécessaire d'ouvrir une information judiciaire puisque l'article incriminé, par une « comparaison infondée », pouvait inciter le public à la haine raciale. Cette procédure, dit encore le parquet, devrait permettre au journaliste de s'expliquer plus amplement que par la comparution directe.
Reporters sans frontières (RSF) avait dénoncé la semaine dernière l'arrestation de Moussaye Avenir de la Tchiré, mais aussi d'Eric Topona, autre journaliste inculpé et détenu, mais lui, pour atteinte à l'ordre constitutionnel. L'organisation, qui dénonçait une « opération anti-presse », appelait le gouvernement à leur libération immédiate.
Source: RFI
Cet article dénonçait les « assassinats de cadres tchadiens » commis durant le régime d'Idriss Déby et l'impunité dont bénéficient leurs auteurs. Cela n'a donc rien à voir avec le complot que le gouvernement affirme avoir déjoué, même si l'arrestation du directeur de publication d'Abba Garde s'est déroulée au même moment que celle d'autres personnalités, civiles et militaires.
Maître Olivier Gouara, l'avocat du journaliste, dénonce cette situation. En matière de diffamation, explique ce dernier, il n'est pas prévu dans la législation tchadienne de peine de prison. Son client n'a donc rien à faire en détention. Il conteste aussi la procédure choisie par le procureur, à savoir l'ouverture d'une information judiciaire plutôt que la comparution directe, ce qui, de fait, risque justement de faire trainer la procédure.
« Le juge d'instruction est parti pour deux semaines »
« Malheureusement, le dossier a été envoyé chez le juge d'instruction, et c'est bien parti pour que cela mette un bon bout de temps, déplore Maître Gouara. Le juge d'instruction n'est pas limité dans le temps. Ce qui nous a confortés dans nos inquiétudes, c'est qu'après avoir notifié le chef d'inculpation, le juge d'instruction a pris un avion et est parti pour deux semaines. Donc nous savons déjà que pendant deux semaines, il n'y aura pas de comparution au fond pour nous permettre de demander une mise en liberté provisoire de notre client. »
Du côté du parquet tchadien, on estime, vu la gravité des faits, qu'il était nécessaire d'ouvrir une information judiciaire puisque l'article incriminé, par une « comparaison infondée », pouvait inciter le public à la haine raciale. Cette procédure, dit encore le parquet, devrait permettre au journaliste de s'expliquer plus amplement que par la comparution directe.
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Source: RFI
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