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Tchad: la classe politique divisée sur le bilan de l'état d'urgence

Au Tchad, l'état d'urgence a été officiellement levé par les autorités lors d'une cérémonie, samedi, à Abeché, dans l'est du Tchad. Un état d'urgence mis en place le 20 août et renouvelé par vote de l'Assemblée nationale pour faire face aux conflits intercommunautaires dans l’est et le nord du pays. Du côté de la classe politique, la majorité présidentielle salue ce retour au calme dans les trois provinces concernées alors qu'une partie de l'opposition dénonce toujours des exactions.



Cela faisait cinq mois que les habitants du Ouaddaï, du Sila, et du Tibesti vivaient sous état d'urgence. L'un des objectifs était notamment le désarmement des civils et le bilan est positif pour Jean-Bernard Padaré, porte-parole du MPS, le parti au pouvoir.
 
« Il y a eu plus de 10 000 armes à feu récupérées et la sécurité est totalement rétablie. Je crois que le comité qui a été mis en place doit continuer, appuyé par les autorités administratives et traditionnelles, pour continuer le travail de façon à ce que l’insécurité ne revienne plus ».
 
Le comité de désarmement poursuivra ses opérations et sera renforcé en hommes. C'est ce qu'a annoncé le ministre de la Défense, Mahamat Abali Salah, sans préciser le nombre de militaires déployés sur le terrain.
 
Mais pour l'opposant Mahamat Ahmat Alhabo, président du Parti pour les libertés et le développement, le désarmement est sélectif.
 
« Le désarmement, tout simplement, a ciblé essentiellement deux communautés. Plusieurs autres communautés qui habitent dans ces régions-là n’ont pas été désarmées et on a peur que les mêmes causes vont reproduire les mêmes effets ».
 
De son côté, la société civile parle d'une levée fictive de l'état d'urgence à l'approche des élections législatives et dénonce des exactions commises envers les populations. Des accusations démenties par les autorités.

RFI

Lundi 27 Janvier 2020 - 08:35



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