Troy Davis, dans le couloir de la mort en Géorgie (sud des Etats-Unis) depuis 1991, est mort par injection mortelle ce mercredi 21 septembre 2011. REUTERS/Tami Chappell
Entouré de son épouse et de ses enfants, Troy Davis a bien été exécuté le mercredi 21 septembre par injection à 23h08 (03h08 TU jeudi), dans l’Etat de Géorgie. Devenu un véritable symbole de la lutte contre la peine de mort, Troy Davis avait reçu de multiples soutiens dans le monde entier notamment ceux de Desmond Tutu, prix Nobel de la paix, du pape Benoît XVI ou de l'ancien président américain Jimmy Carter.
Suite au refus de la justice américaine de le gracier mardi 20 septembre, Troy Davis s’était adressé aux membres des comités de soutien par écrit. « Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi. Ce combat est pour tous les Troy Davis avant moi et tous ceux qui viendront après moi », réaffirmait celui qui avait toujours clamé son innocence du meurtre de Mark MacPhail, le policier tué en 1989 dans la ville de Savannah.
Dans cette affaire l’arme du crime n’a jamais été retrouvée, aucune empreinte ni trace ADN n'a été relevée. La condamnation de Troy Davis reposait en fait sur les dépositions de neuf témoins, dont sept d’entre eux se sont en fait rétractés.
Une forte mobilisation internationale s'était pourtant mise en place. La France avait appelé ce mercredi 21 septembre le procureur et les autorités de cet Etat du sud des Etats-Unis à ne pas exécuter Troy Davis. Berlin de son côté s'était dit consterné. Le Conseil de l'Europe avait appelé les Etats-Unis d’« épargner la vie » de Troy Davis. De multiples rassemblements en France, à Washington et devant le pénitencier de Jackson s’étaient tenus dans la journée pour tenter d’éviter l’irréparable. Mais l’irréparable est arrivé ce mercredi 21 septembre pour Troy Davis en Géorgie après le rejet du dernier recours devant la Cour suprême.
Source: RFI
Suite au refus de la justice américaine de le gracier mardi 20 septembre, Troy Davis s’était adressé aux membres des comités de soutien par écrit. « Le combat pour la justice ne s'arrête pas avec moi. Ce combat est pour tous les Troy Davis avant moi et tous ceux qui viendront après moi », réaffirmait celui qui avait toujours clamé son innocence du meurtre de Mark MacPhail, le policier tué en 1989 dans la ville de Savannah.
Dans cette affaire l’arme du crime n’a jamais été retrouvée, aucune empreinte ni trace ADN n'a été relevée. La condamnation de Troy Davis reposait en fait sur les dépositions de neuf témoins, dont sept d’entre eux se sont en fait rétractés.
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Source: RFI
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