Autoritaire, peu souriant, pas particulièrement charismatique, Habib Esssid est un vrai travailleur assurent ceux qui l’ont côtoyé. On le décrit aussi comme un indépendant, un technocrate, peu engagé politiquement, malgré ses années au service de plusieurs ministères comme l’Agriculture, et surtout l’Intérieur sous Ben Ali.
Un poste qu’il retrouve après la révolution, cette fois en qualité de ministre, de mars à décembre 2011. Dans un contexte très délicat, il y aurait apaisé les tensions, assurent ses collègues. A l’heure où la question sécuritaire est une priorité pour le pays, Nida Tounes met donc en avant sa maîtrise du sujet. « Il a su tenir la sécurité au-dessus des partis », souligne encore un ancien ministre de l’époque. Habib Essid est d’ailleurs resté conseillé sécuritaire d’Hamadi Jebali, Premier ministre des islamistes d’Ennahda.
Apprécié par plusieurs partis, il avait également été proposé comme chef du gouvernement en pleine crise politique en 2013. Diplômé de sciences économiques et ingénieur agronome, il connaît enfin les réalités des régions de l’intérieur dont le désenclavement est un autre défi de ce quinquennat.
Habib Essid sera chargé de former un gouvernement dans le mois. Un délai renouvelable une fois en cas de désaccord à l’Assemblée. Nida Tounes, en majorité relative avec 86 sièges aura besoin de 109 voix pour obtenir la confiance du Parlement.
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