Opposant historique à la dictature de Ben Ali, Mohamed Brahmi était député de Sidi Bouzid, berceau de la révolution tunisienne. Ce lundi 20 octobre, sur la place Bouazizi, la veuve du député Brahmi distribue des tracts. En 2011, à cet endroit précis, l’immolation du vendeur de légumes déclenchait la révolution. Deux ans après, son mari, ex-opposant à Ben Ali devenu député de la ville, était assassiné par des jihadistes.
Pour lui succéder sa femme se présente aux prochaines législatives : « Je n'ai pas peur. Malgré le danger, malgré les salafistes, j'espère bien réussir pour terminer le chemin de mon mari. La femme doit assumer sa responsabilité dans la vie politique, elle peut faire beaucoup. »
Mbarka Brahmi porte le voile mais dirige la liste Front populaire de Sidi Bouzid une coalition de gauche communiste, nationaliste dont l’objectif est de battre les islamistes, considérés comme responsables de l’assassinat de son mari et de l’opposant Chokri Belaïd. « Même avant la révolution, mon mari a toujours lutté contre la dictature de Ben Ali et aussi contre Ennadha. Notre lutte ne s'arrêtera jamais. Sidi Bouzid a beaucoup de besoins. »
Le visage des deux leaders s’affiche sur tous les tracts du Front populaire. Leur assassinat en 2013 avait forcé les islamistes à quitter le gouvernement qu’ils espèrent reintégrer grâce aux législatives.
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