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Turquie: l'impossible reconnaissance du génocide arménien

Il y 104 ans, le 24 avril 1915, le gouvernement ottoman ordonnait la rafle de plus de 250 notables arméniens dans la capitale de l'Empire, Istanbul. Le début d’une campagne de déportations qui allait effacer une grande partie des Arméniens de la carte de l’Anatolie. La France a instauré depuis cette année une journée officielle de commémoration à cette date. Mais les autorités turques, qui refusent catégoriquement de reconnaître un génocide, ont accueilli avec colère l’initiative française, accusant Paris d’avoir porté un nouveau coup à la relation franco-turque.



En janvier 2001, la France avait été le premier grand pays européen à reconnaître officiellement le génocide des Arméniens de l’Empire ottoman. Cette journée officielle de commémoration rend furieuses les autorités turques, qui accusent la France de « manipuler l’Histoire » et lui rappellent sèchement son passé colonial.

Selon Uluç Özülker, ancien ambassadeur de Turquie à Paris, Ankara ne reconnaîtra jamais l’existence d’un génocide. « Accepter un génocide, c’est quelque chose. Il n’y a qu’à regarder l’Allemagne : ils ont commis un génocide et ils vivent toujours sous le très lourd poids qu’ils portent sur leur dos. »

« Il y a eu des morts arméniens, mais pas de génocide. C’est l’affaire des historiens, pas celle des politiques. » C’est, en quelques mots, la position turque. Sur le fond, elle n’a jamais changé. Dans la forme, elle avait un peu évolué après l’arrivée au pouvoir de Recep Tayyip Erdogan. En 2014, l’actuel président turc avait présenté des condoléances aux descendants des Arméniens.
Une timide avancée qui n’exclut pas de nouveaux reculs, estime Sinan Ülgen, directeur du Centre de recherches sur les études économiques et diplomatiques à Istanbul : « Il y a une alliance avec le parti nationaliste MHP, ce qui n’était pas le cas en 2014-2015. Donc, il y a plus de pressions pour faire reculer la position de la Turquie ».
 
Cela vaut aussi pour les relations diplomatiques entre la Turquie et l’Arménie, aussi inexistantes que la frontière entre les deux pays reste fermée.

rfi.fr

Mercredi 24 Avril 2019 - 09:15



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