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UCAD : Abdoulaye Ba était «l'unique espoir» de sa mère

Le campus de l’Université Cheikh Anta Diop (UCAD) est plongé dans le deuil et la stupeur. Abdoulaye Ba, jeune étudiant en deuxième année de médecine, a perdu la vie hier dans des circonstances qui soulèvent une immense vague d'indignation au sein de la communauté universitaire. Sa famille est inconsolable. Sa mère pleure une autre grande perte après le mari, son fils unique est fauché brutalement.



Inscrit en Licence 2 à la prestigieuse Faculté de Médecine, de Pharmacie et d’Odontologie (FMPO), Abdoulaye Ba était décrit par ses pairs comme un étudiant sérieux, tourné vers l'avenir. Pour sa famille, il représentait bien plus qu'un futur médecin : orphelin de père, il était le pilier central et « l'unique espoir » de sa mère, qui comptait sur sa réussite pour sortir les siens de la précarité.

Si le calme semble être revenu en apparence sur l'avenue Cheikh Anta Diop, la colère gronde dans les couloirs de la faculté. Les circonstances exactes du drame font l'objet de témoignages accablants. Le président de l’amicale de la FMPO ne décolère pas et livre une version des faits qui met directement en cause les méthodes d'intervention sécuritaire :

« Il est mort dans l’enceinte même de l’UCAD. Il a été trouvé dans sa chambre et battu par les forces de l'ordre... »
 

Ces déclarations suggèrent que la violence ne s'est pas cantonnée aux affrontements extérieurs, mais aurait pénétré jusque dans l'intimité des pavillons de résidence des étudiants.


Alors que les réseaux sociaux s'enflamment pour réclamer « Justice pour Abdoulaye », ce décès repose la question de la gestion des manifestations étudiantes et de la sanctuarisation du campus. Pour l'heure, les autorités universitaires et policières n'ont pas encore officiellement réagi à ces accusations de violences physiques ayant entraîné la mort.


Pour ses camarades, le nom d'Abdoulaye Ba s'ajoute désormais à la liste trop longue des « martyrs » de l'espace universitaire, laissant derrière lui une mère dont le seul soutien s'est éteint entre les murs de l'école qu'il aimait.

 

Jean Louis DJIBA

Mardi 10 Février 2026 - 08:15


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