C’est le ministre français de l’Intérieur qui a pris l’initiative de réunir onze de ses homologues ouest-africains à Paris. Bernard Cazeneuve a donc présenté les principales décisions du séminaire. « Nous allons mettre en place un programme d’action et de mobilisation antiterroriste, de la planification d’interventions à la communication couvrant tous les aspects de la lutte antiterroriste, qu’il s’agisse de la prévention, de l’intervention, des enquêtes, avec des échanges de personnels et des exercices pratiques », a-t-il expliqué.
La France supervise déjà des formations de forces de sécurité dans la plupart de ces pays. Ce qu’il manque, selon elle, c’est de la concertation. Certains ministres se rencontraient ainsi pour la première fois, affirme-t-on place Beauvau.
Carte d'identité biométrique
Quant aux outils, certains sont déjà en place. « Les Etats pourront également s’appuyer sur l’Observatoire régional d’alerte et d’analyse stratégique établi à Abidjan en Côte d’Ivoire. Homogénéiser les documents d’identité au niveau régional et continental leur permettra également de mieux lutter contre l’industrie du faux document en généralisant les capacités d’identification biométriques », a-t-il souligné.
La carte d’identité biométrique de la Cédéao a été évoquée comme un moyen de renforcer les contrôles aux frontières parmi d’autres initiatives qui seront discutées lors du sommet Afrique-France de Bamako prévu en janvier prochain.
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