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Un salon du Bourget sous les meilleurs auspices

C'est le plus grand salon aéronautique au monde et il s'ouvre ce lundi 15 juin au Bourget près de Paris. Une 51e édition qui s'ouvre sous les meilleurs auspices puisque la croissance du secteur aérien est soutenue, et le carnet de commandes des constructeurs bien rempli.



L'avion de transport militaire A400M a été mis à l'honneur, signant un des premiers vols à l'ouverture du salon du Bourget ce 15 juin 2015. REUTERS/Pascal Rossignol
L'avion de transport militaire A400M a été mis à l'honneur, signant un des premiers vols à l'ouverture du salon du Bourget ce 15 juin 2015. REUTERS/Pascal Rossignol

Les organisateurs du Bourget ont le sourire, cette année encore le salon fait le plein : 140 000 visiteurs professionnels sont attendus ainsi que 300 délégations officielles. Tout a été fait pour faire venir les exposants : «Nous sommes en croissance de 5%, par rapport au nombre d'exposants de 2013. Au Bourget les professionnels peuvent voir l'ensemble des représentants du secteur en l'espace d'une semaine, les grands intégrateurs, les industriels, mais aussi les PME ou les start-up. Nous aurons donc près de 2 200 exposants cette année», indique Marwan Lahoud, le président du Gifas, le groupement des industries françaises de l'aéronautique et du spatial.

Le Bourget fait le plein

Plus d'exposants, une fréquentation en hausse à l'image d'un secteur qui ne s'essoufle pas, bien au contraire. Cette année au Bourget, Airbus et Boeing sont venus avec leurs plus beaux avions, presque deux frères jumeaux, le 787 et l'A350. Leurs carnets de commandes vont encore se remplir pendant ce salon. Mais, la question qui se pose maintenant pour les industriels qui vont devoir tenir la cadence pour satisfaire toutes les commandes. Pour Pascal Pincemin, responsable du secteur aéronautique au sein du cabinet d'audit Deloitte, «on est dans une période assez faste. Le vrai sujet, c'est comment on livre les 35 000 avions qu'il faudrait construire dans les 10 ans qui viennent. Tout cela met en tension l'ensemble de la chaîne de valeur, les constructeurs, et leurs fournisseurs. Donc le défi industriel, c'est la capacité, de livrer en qualité et à la bonne date l'ensemble des appareils. Des appareils devenus nécessaires en raison de la croissance du trafic et le remplacement des flottes actuelles qui sont obsolètes ou le seront très bientôt compte-tenu des progrès sur la réduction de la consommation, la réduction du bruit et l'ensemble des progrès qui touchent le secteur».

Les compagnies aériennes européennes traditionnelles en difficulté

Les experts estiment que le secteur aérien continuera de croître d'envion 5% par an, à l'avenir. Le marché est donc là. Reste à savoir qui va le capter. Les compagnies aériennes européennes comme Air France  ou Lufthansa, risquent de se retrouver en difficulté explique Pascal Pincemin : «Les compagnies du Golfe sont des clients sérieux. La Turquie aussi car elle est presque mieux placée que le Golfe pour être un grand hub pour des liaisons Amérique du Nord-Europe-Asie. Donc il y a un vrai enjeu pour les «major» compagnies qui sont dans une position assez défavorable d'un point de vue concurrentiel. En effet si on prend les compagnies des Emirats, elles bénéficient d'infractrures aéroportuaires à très bas-coûts. La dimension sociale n'est aps négligeable non plus : il y a un fossé entre ce qui se passe dans le Golfe et en Europe. Finalement c'est une course à la compétitivité, il faut réduire les coûts tout en se modernisant donc ça ne va pas être faciles pour les compagnies européennes et d'Amérique du Nord».

 

Luxe et grosses forturnes

Duel franco-américain également dans le secteur des jets d'affaire. L'américain Gulfstream affronte le Français Dassault-Falcon. Après la crise, le marché reste toutefois trés calme en Europe, et à peine plus animé outre-atlantique. Pour Rodolfo Baviera de la société Bizjet, l'avenir du jet d'affaire se trouve, en Chine mais aussi en Afrique : «L'Afrique est un marché émergent depuis plusieurs années maintenant, il y a peu de liaisons directes en Afrique, donc par exemple si vous voulez aller du Nigeria en Ethiopie vous devez passer par Londres, Paris ou Francfort, hors les africains ont besoin pour le developpement d'avoir des vols directs. Déja au Nigéria il y a plus de 200 avions privés, c'est une flotte énorme ! Les autres pays africains vont suivre. Le problème ce sont les régles, et les normes en Afrique, là il reste encore des choses à régler».

L'US AIR Force en force mais absence remarquée des chasseurs russes

Dans le secteur militaire, les Américains sont venus avec toute leur panoplie, mais les Russes boudent. Si l'ensemble des sociétés russes seront représentées, il n'y aura pas de Sukhoi-35 dans le ciel du Bourget cette année. Les démonstration des chasseurs russes étaient pourtant trés appréciées du grand public. L'organisation évoque des problèmes financiers, « il ne s'agit pas d'un geste politique », assure Aymeric d'Arcimoles, le commissaire du Salon.« Les Russes sont des amis, moi je n'ai jamais entendu que nous étions en guerre avec les Russes ! Nous avons de très très bons contacts industriels avec les Russes. Cest un marché qui besoin de notre technologie, et nous nous avons besoin de leur marché, pour assurer notre croissance et nos emplois. Donc sur le plan industriel, les contacts continuent, parce que finalement les politiques passent et les industriels restent ! ». Signe des temps, l'industrie aéronautique ukrainienne sera en vedette lors de ce 51e salon avec la présence l'Antonov 178, le tout dernier cargo fabriqué en Ukraine. Enfin le JF-17, un avion de chasse sino-pakistanais, fera aussi sa première apparition internationale.


Rfi.fr

Lundi 15 Juin 2015 - 11:31