C’est une première pour des sportives iraniennes, mais aussi pour la Bulgarie. Un club de volley-ball bulgare a recruté en janvier deux joueuses professionnelles iraniennes, qui ont intégré l'effectif avec la volonté d'ouvrir la voie vers l'international à d'autres athlètes de leur pays. Elles ont joué pour la première fois, samedi 4 janvier, un match officiel avec leurs nouvelles coéquipières du club de Shumen.
Comme lorsqu'elles évoluent en équipe nationale iranienne, Maedeh Borhani, 29 ans et Zeinab Giveh, 33 ans servent, passent et smashent vêtues d'un foulard et d'une tenue couvrant bras et jambes. Le respect de cette tenue vestimentaire a été l'une des conditions pour que la fédération iranienne de volley et le ministère des Sports donnent leur feu vert à ce départ.
Les deux jeunes femmes, arrivées en Bulgarie en janvier, disent "vouloir ouvrir la voie à d'autres sportives iraniennes de talent qui souhaiteraient jouer à l'étranger".
Provocations racistes de l’équipe adverse
Pour autant, l’acceptation de leur tenue de jeu n’a pas été évidente. Alors que la Bulgarie a interdit en septembre le port du voile islamique intégral dans les lieux publics et dans un contexte de poussée du discours nationaliste liée à la crise des réfugiés, des membres d'une équipe adverse se sont livrés à des provocations en se grimant "comme des bédouins" dans des photos postées sur les réseaux sociaux.
"C'est de la taquinerie, nous ne nous sentons pas insultés", assure l’entraineur de l’équipe de YEB Shumen, Mehmed Basharan, concentré sur son objectif : hisser l'équipe, actuellement sixième du classement national, parmi les quatre premières places et accéder aux tournois européens.
Sur les réseaux sociaux bulgares, et notamment la page Facebook du parti islamophobe Pegida Bulgarie, certains commentaires insultants critiquent l’intégration de jeunes femmes voilées dans l’équipe : "Non aux tsiganes dans le sport", écrit un internaute, qui utilise le mot "tsigane" comme une insulte raciste.
Comme lorsqu'elles évoluent en équipe nationale iranienne, Maedeh Borhani, 29 ans et Zeinab Giveh, 33 ans servent, passent et smashent vêtues d'un foulard et d'une tenue couvrant bras et jambes. Le respect de cette tenue vestimentaire a été l'une des conditions pour que la fédération iranienne de volley et le ministère des Sports donnent leur feu vert à ce départ.
Les deux jeunes femmes, arrivées en Bulgarie en janvier, disent "vouloir ouvrir la voie à d'autres sportives iraniennes de talent qui souhaiteraient jouer à l'étranger".
Provocations racistes de l’équipe adverse
Pour autant, l’acceptation de leur tenue de jeu n’a pas été évidente. Alors que la Bulgarie a interdit en septembre le port du voile islamique intégral dans les lieux publics et dans un contexte de poussée du discours nationaliste liée à la crise des réfugiés, des membres d'une équipe adverse se sont livrés à des provocations en se grimant "comme des bédouins" dans des photos postées sur les réseaux sociaux.
"C'est de la taquinerie, nous ne nous sentons pas insultés", assure l’entraineur de l’équipe de YEB Shumen, Mehmed Basharan, concentré sur son objectif : hisser l'équipe, actuellement sixième du classement national, parmi les quatre premières places et accéder aux tournois européens.
Sur les réseaux sociaux bulgares, et notamment la page Facebook du parti islamophobe Pegida Bulgarie, certains commentaires insultants critiquent l’intégration de jeunes femmes voilées dans l’équipe : "Non aux tsiganes dans le sport", écrit un internaute, qui utilise le mot "tsigane" comme une insulte raciste.
"Fières d'être les premières Iraniennes à jouer en Europe"
"Nous sommes là pour jouer au volley, notre religion et ses règles ne doivent pas être un problème. Nous sommes habituées à jouer dans cette tenue", explique Maedeh Borhani.
"Nous sommes là pour jouer au volley, notre religion et ses règles ne doivent pas être un problème. Nous sommes habituées à jouer dans cette tenue", explique Maedeh Borhani.
Autres articles
-
CAN 2025 : Kalidou Koulibaly va manquer un seul match
-
Can Maroc 2025 : Sadio Mané, seul Sénégalais dans le onze type de la phase de poules
-
🛑DIRECT - CAN 2025: CONFERENCE DE PRESSE D'AVANT MATCH SENEGAL VS SOUDAN
-
CAN 2025: Sénégal-RDC, entre revanche assumée et suprématie à confirmer, tout savoir sur ce duel des poids lourds du groupe D
-
Nicolas Jackson : le banc n'est pas la solution (Par Dr. Papa Abdoulaye Seck)





CAN 2025 : Kalidou Koulibaly va manquer un seul match


