Au Sénégal, il existe, manifestement, une activité aussi singulière que « prospère » depuis l’avènement de l’alternance en 2000 : le tripatouillage inconsidéré de la constitution et des lois organiques concernées, qui entraîne du même coup le tripatouillage permanent des institutions. Nous ne disconvenons pas qu’il puisse s’agir là d’un exercice légal voire mécaniquement légitime, quoique politiquement de très haute voltige ; ce qui justifierait l’apathie de nombre de Sénégalais devant ce qui participe pourtant, à la fois, d’un défaut de constance et de sérieux de la part des gouvernants dans la gestion du pays et d’un recul conséquent de la démocratie sénégalaise. Mais tout cela pour combien de temps encore .Aussi, sommes-nous particulièrement préoccupés et choqués par cette obsession du ouolof qui mobilise, depuis peu, certains de vos pairs et qui les incite à se fixer comme prochain objectif prétendument républicain : assurer quelque promotion privilégiée au ouolof, aux dépens des autres langues nationales.
Chez nous, seul le Français est consubstantiel à l’existence du Sénégal. C’est-à-dire, exactement comme le Ouolof est consubstantiel à l’existence de la Socio-Culture Ouolof, le Sérère à la Socio-Culture Sérère, le mandingue à la Socio-Culture Mandingue, ..., et... et... le joola à la Socio-Culture Joola. Le ouolof, comme les autres langues nationales, à l’exception notable du français, n’est donc pas consubstantiel à la naissance du Sénégal. Il s’agit, en réalité, du Sénégal unique – car il n’y en a point d’autre – que nous avons hérité de la colonisation. Et donc du Sénégal des Socio-Cultures .
Ce sont des actes avérés de négation du Sénégal des Socio-Cultures, du reste délibérés, qui nous ont conduits, en 1982, sans ménagement aucun, dans le maquis casamançais. Quelles que soient leurs motivations, ces derniers seraient bien inspirés de se souvenir, sinon de prendre conscience, des risques certains qu’ils feraient encourir au pays si leur projet venait à se réaliser.
Jean Marie François Biagui
Secrétaire général du Mfdc
Chez nous, seul le Français est consubstantiel à l’existence du Sénégal. C’est-à-dire, exactement comme le Ouolof est consubstantiel à l’existence de la Socio-Culture Ouolof, le Sérère à la Socio-Culture Sérère, le mandingue à la Socio-Culture Mandingue, ..., et... et... le joola à la Socio-Culture Joola. Le ouolof, comme les autres langues nationales, à l’exception notable du français, n’est donc pas consubstantiel à la naissance du Sénégal. Il s’agit, en réalité, du Sénégal unique – car il n’y en a point d’autre – que nous avons hérité de la colonisation. Et donc du Sénégal des Socio-Cultures .
Ce sont des actes avérés de négation du Sénégal des Socio-Cultures, du reste délibérés, qui nous ont conduits, en 1982, sans ménagement aucun, dans le maquis casamançais. Quelles que soient leurs motivations, ces derniers seraient bien inspirés de se souvenir, sinon de prendre conscience, des risques certains qu’ils feraient encourir au pays si leur projet venait à se réaliser.
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