La ville de Damaturu une nouvelle frappée par une kamikaze. L’attaque-suicide s’est produite dimanche 26 juillet dans la capitale de l’Etat de Yobe, à proximité de l’entrée du marché central, comme à Gombe. Selon des témoins, une femme connue pour ses troubles psychologiques portait sur elle l’engin explosif. L'attentat n'a pas été revendiqué, mais les regards se tournent vers la secte Etat islamique province d'Afrique de l'Ouest, nouveau nom de Boko Haram.
L’explosion, déclenchée vraisemblablement à distance, a tué au moins 16 personnes, la plupart des blessés souffrant de lésions très sérieuses. Les contrôles et les fouilles effectuées par la police nigériane et les milices civiles d’autodéfense sont peu dissuasifs. C'est le quatrième attentat meurtrier à Damaturu en l'espace de dix jours.
Le président Muhamadu Buhari a beau marteler depuis plus d’un mois que ce retour aux attaques-suicides marque un signe d’affaiblissement du groupe islamiste, les populations du nord-est du Nigeria n'en demeurent pas moins plongées dans la psychose des bombes humaines. Nombreux sont les habitants des Etats du Borno, du Yobe et de l'Adamawa, qui évitent désormais la fréquentation des lieux publics, quand ils n’ont pas décidé encore de quitter la région.
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