Pour les soldats de base et sous-officiers, il est temps de « décoloniser » l’armée bolivienne. Une décolonisation qui est le credo politique du président socialiste Evo Morales et qui consiste à remplacer les systèmes de valeurs occidentaux par un mode de fonctionnement inspiré des traditions indigènes du pays. La justice, ou encore l’éducation ont ainsi déjà fait l’objet de lois « décolonisatrices ».
« Pour entrer à l’institut militaire des officiers, il faut avoir des privilèges, explique le sous-officier Magne, pour qui c’est désormais au tour de l’armée de se soumettre à cette doctrine. Les gens du peuple, les gens qui ont peu de ressources, c’est-à-dire les indigènes, ne peuvent entrer qu’à l’école de formation des sergents. Notre Constitution parle de décolonisation de l’Etat. Et le colonialisme, c’est justement les hiérarchies, les niveaux, les différences sociales à l’intérieur d’une institution. Ce que nous demandons, c’est qu’il n’existe plus de militaires de première catégorie et de deuxième catégorie. Nous demandons qu’il n’y ait qu’un seul corps, et que tous puissent faire carrière au sein de l’armée. »
700 sous-officiers congédiés
D’où cette grève inédite dans l'armée bolivienne et que le ministre de la Défense, Ruben Saavedra - dont les manifestants réclament la démission - a qualifié d’illégale. Le gouvernement refuse toujours de dialoguer avec les sous-officiers et accuse également le mouvement d’avoir des arrière-pensées politiques, à moins de 6 mois des élections générales.
Face à cette fronde, le haut commandement de l’armée bolivienne a annoncé hier soir avoir congédié plus de 700 sous-officiers grévistes, reconnus coupables de sédition, mutinerie et atteinte à la dignité des forces armées boliviennes. Les militaires rebelles eux ont prévu une nouvelle manifestation ce vendredi et exigent une réunion avec le président Morales.
Source : Rfi.fr
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