A en croire un officiel mauritanien, tout serait parti d'une rixe à l'aéroport de Nouakchott courant octobre entre douaniers et gendarmes qui se disputent leur zone d'influence respective. Suite à cet incident, des investigations sont menées en interne et mettent en lumière plusieurs défaillances dans la chaîne sécuritaire, selon cet interlocuteur. Les autorités réagissent rapidement. Les chefs des différents services de sécurité affectés à l'aéroport sont sanctionnés et remplacés.
Un comité interministériel se réunit autour du chef de gouvernement et donne carte blanche à l'Agence nationale de l'aviation civile. L'ANAC prend plusieurs mesures et instaure en particulier de nouvelles règles d'accès à l'aéroport. Air France en fait les frais et n'a plus le droit d'opérer les fouilles des bagages et des passagers avant l'embarquement au pied de la passerelle de ses appareils. Or, la compagnie française estime que ce contrôle est indispensable. En conséquence, Air France annule un premier vol le 16 octobre en invoquant auprès de certains passagers une alerte sécuritaire. Et depuis, le dossier est toujours bloqué.
L'entretien qui a eu lieu entre l'ambassadeur de France et le ministre de l'Equipement mauritanien n'a pas permis de trouver une solution. Personne ne veut pour l'heure politiser le dossier même si certains observateurs s'interrogent sur la persistance de ce contentieux qui pénalise de nombreux passagers.
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