La population gossassoise s’est érigée ce samedi en bouclier, pour dire non à la délocalisation de leur brigade de douane à Guinguinéo, mais aussi à l’implantation d’une usine de traitement des ordures dans leur localité. «Vu la position stratégique de Gossas qui se trouve être une ville carrefour, une brigade est obligatoire pour deux raisons. Gossas est une ville qui ne dispose d’aucune structure pouvant faire entrer des fonds au niveau du trésor, et si jamais la brigade de douane est délocalisée à Guinguinéo, Gossas risque d’être une plaque tournante de la drogue, parce que la douane agit aussi en faveur de la sécurité des populations», a lâché au micro de la RFM, le porte-parole, Ndiaga Laye Sow. Les habitants de Gossas refusent également l’installation d’une usine de traitement des ordures dans leur ville. «Nous tous, sommes conscients que l’usine a beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages, surtout sur le plan sanitaire et environnemental. Et pour l’implanter ici, il va falloir marcher sur nos cadavres», a grogné M. Sow.
Ces populations parlent d’un acharnement contre eux, et indexent le premier ministre, Souleymane Ndéné Ndiaye qu’elles accusent de délaisser leur ville au profit de sa ville Guinguinéo.
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