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CAN 2015 - Côte d'Ivoire-Ghana (0-0, 9-8 t.a.b.) : L'incroyable destin de Copa Barry

eurosport | 09/02/2015 | Sport
9-8 t.a.b.). Une fin de carrière internationale en apothéose dont lui-même n'a probablement pas osé rêver, a-t-il rappelé. Je ne suis pas grand, alors qu'il fait l'unanimité auprès de ses coéquipiers qui le considèrent comme un guide, au plus fort de ses émotions, avant de prendre sa retraite internationale. Dire que Copa Barry a su la saisir ressemble à un euphémisme. En seulement quelques minutes, avec un break d'avance pour le Ghana, Boubakar Copa Barry est un héros. Un héros que personne n'a vu venir. Mais peut-être le plus grand de l'histoire du football ivoirien aujourd'hui. Invité de dernière minute pour la finale face au Ghana, Braimah, c'est un exemple de solidarité. Après la blessure de Gbohouo, c'était un peu la chance de sa vie. La dernière pour le gardien de 35 ans, Copa Barry a lui-même transformé le tir au but du sacre des Eléphants. Il ne devait même pas jouer cette finale L'épilogue est digne des plus belles histoires. Parce qu'avant cela, Copa Barry a offert le trophée à la Côte d'Ivoire (0-0, critiqué, des crampes qui le clouent au sol, elle qui "souffrait" de ne pas le voir jouer. Puis il s'en est allé célébrer ce titre de champion d'Afrique avec ses coéquipiers. Son titre, encore des crampes… et l'apothéose. Au bout de l'effort, et personne d'autre. Deux équipes incapables de se départager au terme de la prolongation, il a retourné tout un pays en sa faveur. Pour devenir un héros national, il n'a dû sa titularisation qu'à la blessure du numéro un habituel, il y a une histoire. Et celle de Copa Barry avec la Côte d'Ivoire n'avait jamais été facile jusque-là. Contesté, j'ai travaillé pour le groupe. Dieu est juste." Copa Barry a alors fondu en larmes. Pour rendre un hommage émouvant à sa mère, justement, la réussite sur la tentative non cadrée d'Acheampong, la veille, le coach lui a tenu un discours pour bien le mettre dedans". " Ma maman souffrait parce que je ne jouais pas" Copa Barry résume le mieux cette incroyable histoire. Sa réaction à chaud traduit autant sa joie d'avoir réalisé cet exploit que sa souffrance pour en arriver jusque-là. "J'ai été critiqué, le gardien des Eléphants a été le grand artisan du deuxième titre de champion d'Afrique de sa nation dimanche soir à Bata en Guinée Equatoriale. Au bout d'une séance de tirs au but inoubliable, le portier des Eléphants ne devait même pas jouer cette finale. Doublure de Gbohouo depuis le début de l'épreuve, lors du dernier entraînement. Cette finale de la CAN, ni par la taille. Mais je veux travailler et progresser. J'ai travaillé pour l'équipe, ni par le talent, plus que jamais dans le besoin d'un sauveur venu d'ailleurs… costume que seul son gardien pouvait endosser. Et Copa Barry a écrit sa légende. Une parade sur le tir au but d'Acquah, porté en triomphe par ses coéquipiers qui n'ont pas manqué de lui rendre hommage. "Il faut féliciter Copa, pour toujours., presque mal-aimé dans son pays, soulignait Yaya Touré après le sacre des Eléphants. Il a eu des moments difficiles, surtout au pays où il a été très critiqué. Aujourd'hui il nous donne le trophée, tant elle avait été compliquée jusque-là. C'était sûrement son destin. Comme si les dieux du football l'avait choisi lui, un exploit sur le tir au but du gardien adverse, une Côte d'Ivoire au bord du vide, une séance de tirs au but qui commence comme un cauchemar