En face de Bangui, ils sont plus de 3 000 dans ce camp de toile. Tous sont partis en catastrophe. A l'instar de Crépin, un jeune étudiant. « J’ai un de mes proches qui a été abattu chez lui à la maison, relate-t-il. Je ne pouvais plus rester. Ma famille est partie, mes amis aussi. »
Appolinaire est un père de famille. Pendant le passage en pirogue, il a perdu une petite fille. Il raconte son calvaire en quelques mots seulement : « On a traversé le fleuve. Elle est tombée dans l’eau. Elle est morte. C’était un petit bébé. »
Pour la plupart des réfugiés, il n’est pas question de rentrer. « Présentement, il y a la chasse aux sorcières, confie un homme. On n’a pas mangé avec Bozizé, mais on nous poursuit pour nous tuer. »
Conditions difficiles
Les conditions sont dures ici : les réfugiés manquent de nourriture, d’eau potable, de médicaments, de moustiquaires. Le patron du HCR, Antonio Guterres, promet de tout faire pour mobiliser la communauté internationale.
Mais pas seulement : « Il n’y a jamais de solution humanitaire aux problèmes humanitaire, la solution est toujours politique, estime M. Guterres. Ce qu’il faut absolument, c’est une solution politique, que la Centrafrique devienne un pays en paix. »
Antonio Guterres a salué l’hospitalité de la RDC, qui malgré ses propres problèmes, a laissé sa frontière ouverte pour recevoir les Centrafricains.
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