Ce phénomène de guérison naturelle permet à l'organisme d'intégrer le virus dans l'ADN tout en le neutralisant.
"Il s'agit d'un fait très intéressant et d’une première", a commenté Yves Lévy, professeur à l’Institut National français de la Santé et de la recherche médicale.
Les deux patients ont été infectés par le VIH sans jamais avoir été malades, ni avoir eu de virus détectable dans le sang, rapportent les auteurs de l'étude.
Tous deux n'ont donc jamais été traités.
"Ceci représente une piste pour la guérison", a indiqué Didier Raoult, professeur à la faculté de médecine de Marseille.
Les chercheurs ont ainsi pu montrer que le virus était inactivé par un système d'interruptions de l'information délivrée par les gènes du virus.
Le virus est devenu incapable de se multiplier mais est resté présent à l'intérieur de l'ADN chez les deux personnes.
Ces interruptions seraient dues à une enzyme connue sous le nom d'Apobec et qui fait partie de l'arsenal de l’être humain pour lutter contre le virus.
Selon les dernières études des scientifiques, ce travail ouvre des perspectives de guérison par l'utilisation ou la stimulation de cette enzyme ainsi que des perspectives de détection pour les patients nouvellement infectés avec une chance de guérir spontanément.
-
RSF appelle à «mettre un terme au drame humain» de Christophe Gleizes, journaliste détenu depuis un an en Algérie
-
Côte d’Ivoire: à Abidjan, «on ne sait pas où aller ni comment faire» face à la saison des pluies
-
La Bolivie abandonne son ancrage au dollar pour lutter contre la pénurie de devises
-
Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats
-
Soudan du Sud : le pétrole détourné, le budget siphonné




RSF appelle à «mettre un terme au drame humain» de Christophe Gleizes, journaliste détenu depuis un an en Algérie


