Les témoins parlent d’un véritable carnage. La situation s’est calmée en ville, mais l’ambassade de Chine s’est dite « très choquée », dans un communiqué publié ce week-end, et met en garde les autorités malgaches contre la « mauvaise image du pays pour la coopération et l’investissement. »
Mais si le conflit social a dégénéré, les négociations salariales entre les employés malgaches et les gérants chinois de l’usine de sucre Sucoma semblaient pourtant bien se dérouler depuis le mois d’avril. « Le processus a bien marché, explique le chef de la région de Morondava, Gilbert Romain. Mais finalement, lorsque nous sommes arrivés à un dernier compromis au mois de novembre, il y a eu de nouvelles revendications qui étaient très violentes. Surtout, les grévistes voulaient le départ des Chinois et la revendication des salaires à 320 000 ariarys minimum par personne. » Soit l’équivalent de 107 euros par mois, et de 2 fois et demi le salaire minimum à Madagascar.
Un militaire mobilisé par habitant chinois
Dans son communiqué, l’ambassade de Chine accuse des personnes mal intentionnées d’avoir incité les grévistes à la violence. Pour Gilbert Romain il s’agirait de politiciens de l’opposition. « Les grévistes sont allés à Tananarive et ont rencontré pas mal de politiciens,explique-t-il, et c’est au retour qu’ils ont cassé et détruit les dizaines de véhicules dans l’usine et même le bâtiment. »
Et même si pour chaque Chinois habitant à Morondava, un militaire a été mobilisé depuis le mois d’avril, les forces de l’ordre n’ont pas pu empêcher les violences.
-
RSF appelle à «mettre un terme au drame humain» de Christophe Gleizes, journaliste détenu depuis un an en Algérie
-
Côte d’Ivoire: à Abidjan, «on ne sait pas où aller ni comment faire» face à la saison des pluies
-
La Bolivie abandonne son ancrage au dollar pour lutter contre la pénurie de devises
-
Cameroun: les détenus de la crise post-électorale abandonnés à leur sort, dit l’un de leurs avocats
-
Soudan du Sud : le pétrole détourné, le budget siphonné




RSF appelle à «mettre un terme au drame humain» de Christophe Gleizes, journaliste détenu depuis un an en Algérie


