Le bras de fer dure depuis juin 2011, lorsque le procureur de la CPI avait lancé un mandat d'arrêt contre Saïf al-Islam. La Libye avait alors présenté un recours finalement rejeté en mai 2013. Pour autant, Tripoli n'a jamais livré le fils Kadhafi à La Haye. Près de 20 mois plus tard, la juridiction internationale estime avoir suffisamment attendu. En termes tout diplomatiques, elle a demandé au Conseil de sécurité d'envisager les mesures possibles pour obtenir la coopération libyenne.
Pour la CPI, les Libyens ne peuvent pas garantir un procès équitable à Saïf al-Islam, d'autant que le fils Kadhafi n'est même pas détenu par les autorités, mais par une brigade d'anciens rebelles à Zintan, au sud de Tripoli. Le pouvoir central n'a d'ailleurs jamais pu obtenir son transfert dans la capitale. S'ajoute la situation d'anarchie dans le pays, la faiblesse de l'Etat et les affrontements entre différents groupes armés.
La Libye a bien tenté de montrer qu'elle était capable de gérer un tel procès. Le 14 avril dernier, Saïf al-Islam a été présenté à un juge de Tripoli par visioconférence. La presse avait alors décrit une audience aux dysfonctionnements illustrant l'« amateurisme du système judiciaire libyen ».
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