Du côté du pouvoir en place, aucun suspense, Alassane Ouattara, candidat à sa réélection, a été investi par le Rassemblement des Républicains (RDR). Mais le chef de l'Etat pourra aussi compter sur une partie du Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI), depuis qu'Henri Konan Bédié a demandé à ses partisans de se ranger derrière lui.
Mais, cet appel, dit de Daoukro, a fait grincer bien des dents au sein de l'ancien parti unique. Certaines de ses figures ont choisi de ne pas suivre leur chef, dénonçant une décision « personnelle ». L'ancien Premier ministre Charles Konan Banny, Kouadio Konan Bertin, Jérome Kablan Brou, tous ont fait acte de candidature à la présidentielle. Et tous sont désormais membres de la CNC, la coalition nationale pour le changement qui regroupe tant ces dissidents du PDCI que des frondeurs du Front populaire ivoirien (FPI), ou Mamadou Koulibaly, le patron du Lider, lui aussi candidat.
L'opposition en ordre dispersé ?
Une plateforme d'opposition au sein de laquelle des questions majeures ne sont toujours pas tranchées. Certains de ses membres appelleront-ils au boycott ? Parviendra-t-elle à s'unir autour d'une candidature unique ? Si ce n'est pas le cas, l'opposition pourrait partir en ordre dispersé à la présidentielle.
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