Le gouvernement Zimbabwéen est face à un dilemme : une importante population d’éléphants, environ 80 000 dans tout le pays, et pas assez d’argent pour entretenir ses parcs nationaux. Depuis une dizaine d’années, le tourisme s’est effondré, privant le gouvernement d’une source de revenus. Aussi, les autorités ont-elles décidé de vendre une centaine d’animaux, chaque pachyderme pouvant atteindre les 50 000 euros. Sept ont déjà été vendus aux Emirats Arabes Unis. Près d’une trentaine d’autres doit être exportée en Chine dans les mois qui viennent. La France, qui devait acheter une quinzaine d’éléphants, s’est apparemment rétractée devant l’opposition de plusieurs organisations internationales des droits des animaux.
Pour ces organisations, la capture d’éléphants sauvages, dont certains des bébés, et leur exportation, est inhumaine. L'an passé, trois éléphanteaux ont été capturés et envoyés en Chine. L’un d’entre eux est décédé en arrivant. Ces organisations estiment que la surpopulation n’est qu’un prétexte, la vente d’une centaine de pachydermes ne va pas faire une grande différence, et doutent des intentions réelles du gouvernement.
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