Selon l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la première victime d'Ebola s'appelait Emile. C'était un petit enfant de deux ans, qui vivait à Méliandou, un village reculé en pleine forêt guinéenne. Le petit garçon a contracté de fortes fièvres le 26 décembre et il est mort deux jours plus tard. Il a probablement été infecté par les animaux sauvages que les chasseurs ramènent au village pour les repas. Quelques jours plus tard, c'est sa sœur, Philomène, d'un an son aînée, qui décédait à son tour, puis sa mère et sa grand-mère.
Méliandou est situé en pleine zone forestière dans ce qui a été désigné plus tard comme la zone rouge de l'épidémie au carrefour de la Guinée, de la Sierra Leone et du Liberia. Les frontières sont poreuses et on passe d'un pays à l'autre sans même s'en rendre compte. C'est ainsi une amie de la famille qui va emmener à son insu le virus en SIerra Leone où elle mourra. Ou des sages-femmes qui, venant travailler dans les villages alentours, transportent, elles aussi, Ebola.
Les enquêtes de l'OMS ont montré qu'il était quasiment impossible de détecter le virus à ce stade. Il manquait des indices solides, mais aussi une habitude de la maladie. Dans les hôpitaux voisins, les tests cliniques ont laissé penser au choléra, qui est beaucoup plus fréquent dans la région. Il aura fallu plus de deux mois et demi aux spécialistes pour comprendre qu'il s'agissait bien d'Ebola et pour que l'OMS déclare le 23 mars une flambée épidémique.
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