Désormais, un ressortissant malien qui se rend au Cameroun doit d’abord obtenir un visa et vice versa. C’est notamment la lutte contre le terrorisme, contre Boko Haram, qui explique ces nouvelles mesures entre les deux pays. A Bamako comme à Yaoundé, les autorités s’inquiétaient de plus en plus.
En effet, une branche du Mujao — le Mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest —, basé dans le nord du Mali, et Boko Haram au Nigeria, pays voisin du Cameroun,ont fait allégeance à l’organisation Etat islamique. Or, pour passer de l’Afrique de l’Ouest à l’Afrique centrale et vice versa, les combattants de ces deux groupes terroristes utilisent souvent la filière des faux documents.
Une de leurs astuces est d’obtenir de faux passeports camerounais moyennant de fortes sommes afin de partir de l’Afrique centrale. Ils arrivent ensuite à Bamako, où ils n’ont alors pas besoin de visa. Une fois sur place, ils se débrouillent pour obtenir un passeport malien, qui leur permet de se rendre librement dans des pays comme l’Algérie, la Tunisie et le Maroc, situés aux portes de l’Europe.
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