La lutte contre Ebola passe aussi par le SMS. Les clients souhaitant apporter une contribution financière devront composer le numéro 79.79. Ils n'auront ensuite qu'à envoyer le message «Stop Ebola » puis choisir un montant. Pour Olawale Maiyegun, directeur des Affaires sociales à l'Union africaine, l'appel au secteur privé était logique.
« Ebola touche gravement les économies et la main-d'œuvre. Donc il semblait indispensable de solliciter les entreprises pour qu'elles s'engagent dans la bataille. Je ne sais pas combien d'argent nous récolterons. Mais vu le boom des télécommunications en Afrique, le potentiel est énorme. »
Le système de SMS s'étendra jusqu'à fin février. Les dons s'ajouteront aux 36 millions de dollars de dons récoltés ces derniers mois dans le secteur privé par l'Union africaine. Olawale Maiyegun explique que l'initiative SMS servira d'abord à l'envoi de personnel médical dans les pays touchés.
« La communauté internationale a fourni beaucoup d'infrastructures et d'équipement. Mais il y a un manque criant de main-d'œuvre formée. Nous avons déjà envoyé des volontaires. Mais nous voulons monter en puissance. Ces gens aideront auprès des malades, mais certains seront aussi chargés de renforcer les systèmes de santé qui se sont en grande partie effondrés. Pour que, lorsqu'Ebola sera vaincu, ces pays soient mieux préparés à l'arrivée des prochaines épidémies. »
L'Union africaine compte envoyer un millier de médecins, infirmiers ou encore laborantins d'ici les prochaines semaines en Guinée, Liberia et Sierra Leone.
-
Afrique : la crise dans le détroit d’Ormuz déclenche des effets en chaîne sur l’énergie, l’alimentation et les transports
-
UEMOA : Ouverture de la première session ministérielle de 2026
-
Présidentielle au Bénin : Nana Akufo-Addo nommé chef de la mission de la CEDEAO
-
Burkina: une ex-ministre condamnée à 5 ans de prison pour des détournements de fonds destinés aux déplacés
-
Le Kenya a expédié vers la Chine sa première cargaison de produits exemptés de droits de douane




Afrique : la crise dans le détroit d’Ormuz déclenche des effets en chaîne sur l’énergie, l’alimentation et les transports


