La présidente du Malawi Joyce Banda, le 6 juin 2012
La justice pour l'instant ne se prononce pas sur les faits. Les douze personnalités politiques mises en cause dans cette affaire bénéficient juste d'une libération sous caution, et restent inculpées pour trahison. Chacune d'elles a dû s'acquitter de 625 dollars, remettre tous ses documents de voyage et s'engager à se présenter tous les quinze jours devant la police. Dès l'annonce de la nouvelle, les sympathisants du président défunt ont laissé éclater leur joie, agitant des branches d'arbres et entonnant des chants hostiles à l'actuel gouvernement.
Selon le rapport d'une commission d'enquête, ces douze personnalités avaient organisé plusieurs réunions après la mort de Bingu Wa Mutharika en avril 2012, pour tenter d'empêcher la vice-présidente, Joyce Banda, de prendre sa succession à la présidence. Au cours de ces réunions, le ministre des Affaires étrangères avait suggéré que l'armée puisse prendre le pouvoir. Un autre avait demandé au commandant de l'armée de prendre les commandes du gouvernement en cas de débordement de la population. La vice-présidente est finalement entrée en fonction.
En droit malawite, la trahison est passible de la peine de mort. L'un des avocats de ces personnalités, Kalekeni Kaphale, a déclaré au service anglais de RFI qu'il espérait un procès sans arrières pensées politiques.
Source : Rfi.fr
Selon le rapport d'une commission d'enquête, ces douze personnalités avaient organisé plusieurs réunions après la mort de Bingu Wa Mutharika en avril 2012, pour tenter d'empêcher la vice-présidente, Joyce Banda, de prendre sa succession à la présidence. Au cours de ces réunions, le ministre des Affaires étrangères avait suggéré que l'armée puisse prendre le pouvoir. Un autre avait demandé au commandant de l'armée de prendre les commandes du gouvernement en cas de débordement de la population. La vice-présidente est finalement entrée en fonction.
En droit malawite, la trahison est passible de la peine de mort. L'un des avocats de ces personnalités, Kalekeni Kaphale, a déclaré au service anglais de RFI qu'il espérait un procès sans arrières pensées politiques.
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